Luxembourg Le principal intéressé en prison, sa copine avait repris les affaires

Le tribunal correctionnel de Marche a prononcé des peines allant de la peine de travail à 42 mois de d’emprisonnement avec sursis partiel pour trafic de stupéfiants à l’encontre de quatre personnes originaires de Durbuy.

La plupart des prévenus ont reconnu avoir vendu de la cocaïne et du cannabis, parfois à des mineurs. Mais tous ont démenti avoir agi de manière organisée pour s’enrichir. L’argent servait surtout à financer leur propre consommation. "Mon client est quelqu’un qui vivait de squat en squat, qui se déplaçait à vélo pour vendre ses stupéfiants", expliquait Sylvain Danneels, l’avocat de Kevin, 27 ans. "Il n’a pas investi son argent dans des produits de luxe ou des voitures. C’était la politique de la survie."

Le jeune homme vient d’écoper d’une peine de 42 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire pour 18 mois de la peine. C’est qu’il n’en était pas à son coup d’essai en matière de stupéfiants. Condamné à plusieurs reprises, dont une condamnation à deux ans avec sursis partiel devant la Cour d’Appel de Liège, Kevin venait de sortir de prison quand il s’est remis à vendre. Sa compagne de l’époque avait repris le commerce après son incarcération pour subvenir à ses besoins. Des faits qui valent à la jeune femme de 22 ans d’être aujourd’hui condamnée à une peine de travail. "Aujourd’hui je ne consomme plus rien", explique-t-elle. "Le fait de tomber enceinte a été un déclic. Je m’en suis sortie grâce à ma fille que j’élève seule."

Le tribunal correctionnel a également retenu la circonstance d’association à son égard. L’exploitation de sa téléphonie révèle en effet qu’elle aurait agi de concert avec l’une de ses amies, elle aussi condamnée à une peine de travail. Cette dernière évoque la détresse dans laquelle elle se trouvait au moment des faits.

"J’ai été renvoyée de l’école, virée de mon travail, mise à la porte par ma mère…", explique-t-elle. "Je n’avais plus rien. La perquisition menée chez moi m’a vraiment ouvert les yeux. C’était mon premier problème avec la justice."

Un quatrième individu écope quant à lui d’une peine de travail de 110 heures.

N.P.