Un Marchois se retrouve devant le tribunal correctionnel pour coups et blessures sur sa compagne. Deux scènes de coups, toujours sous l’influence de l’alcool. "Le couple s’est formé lors d’une cure de désintoxication", souligne le parquet. "Chaque fois qu’ils consomment de l’alcool, ça dérape. Il est d’ailleurs probable que les deux scènes dont le tribunal est aujourd’hui saisi ne constituent que la pointe de l’iceberg."

La première scène remonte au mois de mars. Frappée au visage, précipitée dans l’escalier, la victime doit se réfugier chez un voisin pour échapper aux coups de son conjoint. Ce dernier finit par se rendre à la police. Il fait amende honorable, jure qu’on ne l’y reprendra plus. Quelques semaines plus tard, la situation dérape à nouveau. Cette fois, le dossier part à l’instruction. La victime présente une morsure à la lèvre et de multiples hématomes.

"Les soi-disant efforts du prévenu auront été de courte durée", observe le parquet, qui réclame aujourd’hui 10 mois d’emprisonnement avec sursis. Du côté de la défense, on invoque l’enfance difficile du prévenu, le suicide de la mère, l’alcoolisme du père. "Monsieur a toujours connu l’alcool. Il a rencontré madame en 2019, une relation toxique : tous les deux avaient de gros problèmes avec l’alcool." Jugement le 21 octobre.

N.P.