La météo généreuse qui se prolonge ne fait pas que des heureux à Libin. En raison de la sécheresse, les réservoirs d’eau ne sont pas totalement épuisés, mais il faut rester attentifs. C’est pourquoi la commune avait déjà demandé aux citoyens de faire très attention en ne gaspillant pas inutilement l’eau de distribution. "Cela me semble logique et responsable comme comportement. Il y a bien plus grave que d’éviter de laver provisoirement sa voiture ou d’arroser son jardin. C’est une situation frustrante pour ceux qui respectent la règle. C’est indécent de la part de ceux qui continuent de le faire", confie Anne Laffut.

Même si Libin dispose de plusieurs sources d’approvisionnement, personne n’est à l’abri. "D’autres communes de la région ont déclenché un plan catastrophe. Elles n’ont plus d’eau. Nous n’en sommes pas là, mais il faut rester vigilants. Car le jour où il n’y aura plus d’eau dans notre commune, les gens viendront se plaindre. En plus, le prix de distribution de l’eau nous coûte de l’argent. Certes, on ne doit pas l’acheter, mais on doit la faire venir d’un de nos puits, par exemple celui d’Ochamps", poursuit-elle.

La bourgmestre a donc décidé d’insister et a fait à nouveau passer le message via les réseaux sociaux ce week-end. La commune se sent en colère, peut-on ainsi lire. On pourrait en rire, mais il faut rappeler l’importance d’une telle obligation. On retiendra surtout que les contrôles risquent de s’intensifier. "La police ira plus souvent sur le terrain, vérifier s’il n’y a pas trop d’abus. On sait qu’il y a des maisons qui possèdent des citernes avec des systèmes de récupération d’eau de pluie. Mais dans certains endroits, on sait aussi qu’il n’y en a pas…", explique-t-elle. Bref, gare aux fraudeurs ! La majorité des riverains semble d’accord avec ce principe et soutient la bourgmestre qui affirme quand même recevoir beaucoup d’appels de personnes qui dénoncent… leur voisin. On annonce une période pluvieuse ces prochains jours. Une bonne chose pour faire tomber la pression…

Laurent Trotta