Le verdict est tombé ce matin et il est plutôt lourd pour Roger (prénom d’emprunt), un Français d’origine : une peine de prison de 2 ans et une amende proche des 80 000 euros (ou 3 mois de prison supplémentaires à la place).

Pour Vincent (prénom d’emprunt), un Luxembourgeois, son complice, c’est 15 mois de prison et 16 000 euros d’amende. Les peines sont très sévères, comme l’avait demandé le parquet, représenté par Sarah Pollet, en novembre dernier lors de la première audience. Les deux prévenus étaient poursuivis pour diverses infractions. Notamment le fait de s’être livré à la traite d’êtres humains et d’avoir tenu une maison de débauche à Messancy durant de longs mois. La substitute du procureur Sarah Pollet qualifiait même leur trafic de « proxénétisme immobilier ». L’histoire de Roger est quand même incroyable. Il a mené une double vie de longues années. Il n’a d’ailleurs jamais avoué à sa femme qu’il était ardoisier en journée, et proxénète durant ses temps libres. Il avait dégoté un appartement du côté de Messancy et faisait « vivre » deux/trois prostituées, originaires d’Espagne et du Brésil. « Son trafic lui rapportait entre 100 à 150 euros par semaine et par fille », précisait le parquet. Roger s’occupait du loyer et veillait à ce que ses filles ne manquent de rien, comme on dit. Il était aidé par un complice, Vincent. Le mois dernier, aucun prévenu n’était présent au tribunal pour s’expliquer. Cela n’aurait sans doute pas changé la sanction…