La Confédération belge du bois et les propriétaires ruraux manifestent à Namur le 20 février.

Le jeudi 20 février, la Confédération belge du bois et NTF-Propriétaires ruraux de Wallonie organisent un rassemblement à Namur pour dénoncer la gestion de la peste porcine africaine qui, selon eux, tue le secteur forestier. La filière exprimera son ras-le-bol dès 9 h. Le cortège démarrera devant l’entrée du Département Nature et Forêt, avenue Prince de Liège, à Jambes, et se déplacera ensuite vers l’Élysette.

"Depuis le 17 septembre 2018, tout le secteur forestier et de la transformation du bois est à l’arrêt sur plus de 30 000 ha de forêts", soulignent les organisateurs. "Le 16 janvier dernier, la ministre Céline Tellier, a décidé, dans un nouvel arrêté ministériel, de pour suivre l’inter diction d’accès jusqu’à la mi-mai. Cette décision est lourde de conséquences socio-économiques."

Les conséquences ? "La perte actuelle de plusieurs dizaines d’emplois et centaines à terme, l’annulation des travaux d’entretien forestiers et de récoltes forestières par de nombreux indépendants, TPE et PME engendrant plusieurs millions d’euros de pertes de chiffres d’affaires et des manques à gagner annuels pour les propriétaires d’environ 12 millions d’euros causés par l’absence de ventes de bois."

Ils évoquent des pertes sèches irréversibles en termes d’emploi local, qui mettent à mal non seulement l’approvisionnement des entreprises du bois, mais aussi plus largement l’avenir de la forêt wallonne. Certaines situations sont dramatiques et irréversibles : les premières faillites ont été constatées et d’autres menacent à court terme.

Nadia Lallemant