Luxembourg

Un bombardier B-17 s’était écrasé en avril 1944 sur la colline des Crestelles.

Ce 13 avril 1944, le temps était plutôt beau vers 15h et le ciel…rempli de bombardiers américains de type B-17. Et notamment du bombardier baptisé « The Joker » qui a été la cible de l’artillerie allemande. 

« Ce jour-là, les Alliés viennent de réaliser une vaste opération en Allemagne. Des dizaines d’avions ont ainsi été lâcher des bombes au-dessus des principales villes/usines allemandes situées à environ une centaine de kilomètres de la frontière. Mais au retour de la mission, ce fut le carnage. Les B-17 n’étant pas escortés, la plupart d’entre-eux se sont donc fait abattre par l’artillerie et l’aviation allemandes. Un des bombardiers s’est malheureusement écrasé ici, sur la colline des Crestelles. A Bérismenil », rappelle aujourd’hui l’un des rares témoins de la scène. Ernest Bultot avait effectivement 13 ans au moment de l’accident. Il travaillait dans les champs, non loin de la colline. Le crash n’a fait qu’une seule victime parmi les 10 membres de l’équipage : le sergent James Young.

 « Les autres aviateurs ont pu sauter en parachute juste avant. Certains ont pu s’enfuir se cacher. Mais d’autres ont eu moins de chance. Les Allemands les ont récupérés au sol pour ensuite les amener dans des camps. Ils ne seront libérés que quelques mois plus tard, à la fin des hostilités. » C’est notamment pour James Young que des dizaines de militaires et d’anciens combattants sont venus ce samedi, accompagnés par les habitants du village.

 Aujourd’hui encore, l’émotion est forte lorsqu’il s’agit de raconter la tragédie. Un hommage qui ne laissera jamais indifférent. « Je suis encore étonnée et je ne comprends pas comment ces soldats peuvent, un matin, décider d’aller se battre pour des gens qu’ils ne connaissent pas. Dans un endroit qu’ils ne connaissent pas non plus. On peut les remercier pour leur courage », relate Isabelle Engels. Cette historienne connait particulièrement bien cette histoire du B-17, elle qui épluche les livres et recueille les témoignages d’anciens combattants ou survivants depuis plus d’une bonne trentaine d’années. Et 75 ans plus tard, un arbre a été planté non loin du monument en hommage au B-17. Une image symbolique pour remercier des personnes à jamais héroïques.

© Trotta

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