Mais ceux-ci restent déterminés. Ils répondent à Idelux et au Ministre de l’Intérieur.

La décision était attendue ce vendredi. Idelux demande officiellement que les Zadistes quittent le terrain de la sablière, qu’ils occupent illégalement depuis un bon mois. L’Intercommunale espère que tout se passera bien. « Le Conseil d’administration en appelle à la raison des occupants afin qu’ils acceptent de respecter cette décision de justice et quittent volontairement les lieux, au plus tard dans les huit jours de la signification à intervenir, sans heurt ni violence, et sans entraîner les plus jeunes d’entre eux dans une situation regrettable », dit un communiqué d’Idelux. Sous-entendu, sans que les forces de l’ordre n’utilisent les gros moyens. Les Zadistes ont pris connaissance de la décision cet après-midi. Mais la réponse n’est guère de nature à rassurer Idelux, même si les Zadistes affirment aujourd’hui qu’ils ne répondront pas à la violence. Si violence policière il y a. « On ne va pas être « agressif ». On ne veut pas offenser les forces de l’ordre, on veut juste défendre les lieux. » Mais… « Nous sommes déterminés. Il n’y a pas de clans chez nous. Pas de noyau dur d’un côté et des militants pacifistes de l’autre, contrairement à ce qu’ils disent. Tous dans le même bateau ! Personne ne partira de la ZAD (Zone A Défendre). C’est de la rhétorique de la part d’Idelux. Elle veut diviser pour mieux régner. Je rappelle que nous avons obtenu plus de 10 000 signatures lors d’une pétition. On ne va quand même pas abandonner le combat comme ça, en oubliant toutes ces personnes qui ne veulent pas qu’on abîme cet environnement », explique le dénommé Maurice, côté zadiste. Cette semaine, le ministre de l'intérieur, Pieter de Creem, avait lui aussi discuté de la ZAD en commission. Sur base de certains rapports en sa possession, il avait précisé que certains zadistes étaient bien connus de la justice et que les moyens déployés à Arlon vendredi dernier étaient justifiés…On en rigole un peu chez les Zadistes. « Ce fut un discours lamentable, mais cela n’est guère une surprise. Une fois de plus, on voit le fossé qu’il y a entre les Ministres et la réalité du terrain. C’est facile depuis son bureau, avec ses pouvoirs, de prendre des mesures. On aurait aimé savoir : combien cela-a-t-il donc coûté à la société, ce dernier déploiement de forces à Arlon ? Tiens, le ministre n’a pas répondu à la question…Y-a-t-il des choses qu’il veut nous cacher », conclut notre Zadiste.