Alors qu’Arlon et Bastogne ont officiellement tiré un trait sur l’édition 2021 de leur carnaval, Marche n’a pas encore renoncé au sien. Le comité et les différentes délégations carnavalesques réfléchissent toujours à l’organisation d’une alternative au traditionnel cortège. "La ville nous a exprimé son soutien, souligne Rémy Remacle, président du comité carnaval de la Grosse Biesse. Notre volonté à tous est qu’il y ait des festivités le week-end du carnaval à Marche. Même si on sait déjà qu’il n’y aura pas de chapiteau, ni de Grand Mautchî, ni de cortège avec 10 000 personnes dans les rues de la ville."

Plusieurs scénarios sont actuellement sur la table. Comme organiser un ou plusieurs petits cortèges en interne à la ville, sans campagne de communication vers l’extérieur. L’autre solution évoquée consiste à organiser un cortège plus traditionnel, avec des bulles de 400 personnes. Seuls les groupes locaux pourraient y participer. Tradition oblige, le comité carnaval est allé jusqu’à imaginer le thème de cette édition 2021 un peu particulière : "La Grosse Biesse revient de ses souvenirs". "Confinée pendant des mois, la Grosse Biesse en a profité pour ranger ses albums et ressortir de vieilles photos. Les groupes pourraient ainsi ressortir des décors et déguisements d’éditions plus anciennes, à l’exception de l’édition 2020. Cela leur éviterait d’avoir à dépenser des milliers d’euros."

Les festivités ne se limiteraient pas au cortège dominical. "Il n’y aura pas d’animation à l’intérieur du Home Libert le Mardi gras comme les autres années. Mais nous aimerions proposer une animation en extérieur pour les résidents et le personnel." Les traditionnelles inscriptions sur les vitrines des commerçants du centre-ville pourraient également être maintenues. De quoi entretenir le feu carnavalesque malgré la crise. "Les premières traces connues du carnaval de Marche remontent à 1862, poursuit Rémy Remacle. En 150 ans de traditions, les festivités n’ont été annulées qu’à l’occasion des guerres mondiales. Bien sûr, il faudra tenir compte de l’évolution de la crise et des normes sanitaires. Quitte à tout annuler en fonction du risque." Organisateurs et autorités communales se rencontreront à nouveau dans deux mois pour faire le point sur la situation.

N.P.