Le décrochage scolaire touche de plus en plus de jeunes du secondaire. Nathalie Heyard, députée provinciale en charge de l’enseignement, vient de sensibiliser les directions d’école de la province à cette problématique.

"De nombreux adolescents ont vécu difficilement la longue période au cours de laquelle l’enseignement secondaire a été synonyme d’hybridation", souligne-t-elle.  " Heureusement, en espérant que les données épidémiologiques le permettront, cette période devrait progressivement toucher à sa fin. Le retour en présentiel à 100 %, annoncé pour le 10 mai, est attendu avec impatience."

La députée suggère aux directions des établissements scolaires de faire un état des lieux dès le retour en présentiel.  " Ce retour va permettre aux différents services de déceler parmi les élèves lesquels auraient été plus particulièrement touchés par ce long épisode pandémique. Deux types de diagnostics pourraient émerger : une situation de décrochage scolaire pur ou des étudiants qui présentent divers symptômes comme la perte de motivation, la phobie scolaire, le déficit de confiance en soi ou vis-à-vis du monde de l’enseignement en général ou encore l’anxiété par rapport à l’avenir."

Nathalie Heyard propose d’aider les enseignants confrontés à ces problématiques.  "Il s’agit d’une proposition d’aide et non d’une volonté de remplacer ce qui est déjà si bien mis en place dans leurs services respectifs. Notre pouvoir organisateur reste ainsi en phase avec sa mission de service public et son leitmotiv pédagogique, à savoir ne jamais concurrencer ce qui est très efficace par ailleurs, mais plutôt proposer son savoir-faire, son soutien complémentaire, dans le cadre de prises en charge plus critiques."

Elle rappelle que l’implantation provinciale  " Break", ouverte à Montleban (Gouvy) en septembre 2019, est spécialisée dans la lutte contre le décrochage scolaire.  " Elle ne manque pas d’atouts : personnel formé, très petits groupes d’élèves voire même possibilité de suivis individuels, outils éducatifs de premier ordre, horaires hebdomadaires qui peuvent être aménagés. Et surtout, sur place, une équipe pluridisciplinaire qui, en plus des enseignants, compte diverses professions paramédicales : psychologue, ergothérapeute et logopède." Selon la députée, il s'agit d'une saine collaboration puisque durant son passage dans cette école, l’élève reste inscrit dans son établissement scolaire.