Marie (12 ans, prénom d'emprunt), a été choquée par une décision prise par la directrice de son école, qui ne faisait sans doute qu’appliquer la procédure... Explications.

"Ma fille était en classe lorsque la directrice est entrée. Elle ne lui a pas demandé si elle avait été en vacances la semaine dernière. Elle lui a directement dit : 'Marie, es-tu bien partie en Suisse avec ton papa ? Je l’ai vu sur Facebook'. Ma fille, ne pouvant nier et ne l’aurait de toute façon pas fait, lui a répondu par l’affirmative. Ma fille a ensuite été écartée de la classe, comme une malpropre. Ensuite, dès ce mardi, quarantaine immédiate et 10 jours à la maison. Je ne vous fais pas de dessin. Ma fille se sent mal dans sa peau… Comment auriez-vous pris la chose, vous ?", nous dit-il.

Les règles existent pour tout le monde et doivent être respectées, même si elles sont parfois bizarres. Fabian ne cherche pas d’excuses pour le voyage, vu qu’il n’en a pas besoin. "Oui, nous sommes partis à l’étranger. Mais j’habite au Luxembourg et ici, pas de fermeture des frontières. En plus, Marie n’a pas de symptômes. Elle est donc retournée à l’école ce lundi. Elle n’est pas malade", ajoute-t-il. Ce que le père n’accepte pas, c’est que la directrice ait pris le prétexte des réseaux sociaux pour justifier qu’ils étaient bien partis en vacances.

Se pose dès lors plusieurs questions déontologiques concernant la vie privée, sur Facebook…Le débat est lancé. "Depuis quand Facebook est une école de vie et devient une preuve juridique ? J’ai décidé de contacter un huissier pour acter que Marie ne peut plus aller à l’école durant 10 jours. Nous avons aussi amené deux textes de loi inscrits dans la Constitution pour rappeler à cette directrice qu’elle n’a pas le droit de prendre ce genre de décision. Un moyen de révolte ? Non, c’est un moyen juridique, légal pour contester cette situation. Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’elle est peut-être contagieuse, que ceci, ou que cela, … Je vais réclamer des dommages et intérêts. Je souhaite une bonne bataille à tous les parents qui feraient de même. C’est une discrimination mentale, sociale, éducative… Il est temps de défendre ses droits et ne plus avoir peur de ce gouvernement qui, et c’est malheureux de le dire, a fait peur à tout le monde", conclut-il.

Fabian a aussi posté une vidéo sur Facebook, relatant sa démarche, avant de la supprimer mardi, en cours de journée.

Mise à jour du jeudi 25 février : à la suite de notre article paru ce mercredi 24 février, la directrice de l’établissement, dont nous avions sollicité la réaction dès hier, est en mesure de nous préciser ce matin qu'elle conteste vivement la version des faits que Fabian nous rapporte. Elle précise également "qu’une plainte a été déposée à la police contre M. Fabian H. L’affaire a pris tellement d’ampleur dans les médias et sur les réseaux sociaux que le Gouverneur de la Province, Olivier Schmitz, a également le dossier en main. Je ne souhaite pas polémiquer davantage sur cette affaire. Je peux juste vous dire que ce Monsieur ne dit pas la vérité."