Luxembourg Guy Maréchal annonce déjà qu’il fera appel de cette décision.

En Gaume, Guy Maréchal, président du conseil cynégétique, était poursuivi pour une vingtaine de préventions portant essentiellement sur la loi de la chasse. On lui reprochait notamment d’avoir été, à de multiples reprises, chasser dans des zones qui ne lui appartenaient pas.

Lors de l’audience, il était venu défendre sa cause, sans avocat mais accompagné de ses enfants, au tribunal correctionnel d’Arlon. On se souvient aussi de sa prise de bec avec l’avocat de la partie civile qui l’avait un peu titillé sur ses manières de faire. "Arrête ton show", avait-il prononcé à son encontre, excédé par ses propos. Le parquet demandait notamment 32 000 euros d’amende. La juge Brilot a été plus sévère.

Guy Maréchal écope d’une amende de 40 000 euros, avec un sursis de trois ans pour la moitié vu les absences d’antécédents judiciaires. En plus des confiscations de deux véhicules. Il n’était pas présent au tribunal le matin. Il nous a confié ses impressions quelques heures après avoir lu le jugement.

"Il faut reconnaître que le travail de la juge Brilot n’a pas été facile à réaliser. Ce n’est pas comme si elle devait statuer dans une affaire de divorce, par exemple. Le secteur de la chasse est très complexe, tellement compliqué que j’ai le sentiment qu’elle n’a pas su voir toutes les subtilités du dossier", explique-t-il. Le jugement fait 42 pages. Il faut noter que les 6 parties civiles ont été déboutées.

Selon Guy Maréchal, le jugement présente quelques imprécisions. "Par moments, la juge a mélangé les propriétaires et les locataires de terrain. Ou elle m’a condamné pour usage de goudron végétal, alors qu’à Marche, un chasseur avait été acquitté pour les mêmes pratiques."

Notre homme a comme la vague impression que la justice a voulu rapidement clore ce dossier. "Elle motive tout son jugement en utilisant souvent cette phrase : "Sur base du fait que j’ai un faisceau d’éléments pour vous condamner…". Mais moi, je ne vois pas beaucoup d’éléments probants dans ce jugement pour me condamner. La juge en avait peut-être marre de ce dossier. Il fallait trancher. Rapidement."

L’affaire n’est pas terminée. Guy Maréchal compte bien aller en appel. "Je ne conteste pas la décision. Je répète que le travail de la juge n’était pas simple. Mais je veux quand même que ce dossier soit remis dans les mains d’un magistrat. Quelqu’un qui connaît mieux le secteur de la chasse que la juge Brilot", conclut-il. Mais cette fois, Guy Maréchal fera appel à un avocat pour le conseiller.

L.T.