Luxembourg L’état de certains trottoirs fait parler à Bouillon. Une habitante s’est même retrouvée à l’hôpital à la suite d’une chute.

Il faut toujours regarder où l’on marche, dit-on. C’est préférable. Mais parfois, l’état de la route, du chemin ou… du trottoir n’est peut-être pas propice à une bonne marche. C’est ce que doit sans doute se dire Jennifer. Pas de bol, elle n’avait pas vu le petit trou. Elle circulait pourtant sur le quai des remparts, l’artère principale de la ville.

"Il serait peut-être temps de refaire les trottoirs à Bouillon, non ? Je me suis retrouvée aux urgences car j’ai marché dans un trou", dit-elle. Une jambe dans le plâtre plus tard, elle pensait se retourner contre la commune pour demander un dédommagement. "Sauf que la commune n’est pas propriétaire du trottoir à cet endroit", lui a signalé le bourgmestre, Patrick Adam. En effet, c’est le MET qui gère cette voirie à l’endroit où elle a chuté.

Une grande majorité des citoyens s’inquiète quand même de la qualité de certains trottoirs. On pense notamment aux PMR qui n’ont guère le choix et qui vivent un vrai calvaire quand ils se déplacent en fauteuil roulant. La commune est au courant de la situation. "Le quai des remparts ? Il est effectivement en mauvais état. Il y a trop de trous ou d’imperfections au sol. Des pavés ont sauté. Nous sommes d’accord : Bouillon, ville touristique, ne peut pas proposer ce genre d’image aux visiteurs. C’est indigne d’une ville touristique comme la nôtre", confirme Alain Houthoofdt, l’échevin chargé des travaux.

Mais pour réaliser d’éventuelles réparations, il faut de l’argent. Comme partout. Les autorités communales font le forcing auprès de la Région wallonne pour dégager quelques subsides. Ce n’est pas évident. "On a rencontré les responsables de la RW mais ils n’ont actuellement pas de budget pour dégager des fonds !", ajoute-t-il. Il faudra donc patienter avant de voir la situation évoluer dans certains endroits, même si cela bouge quand même ailleurs dans la commune. "On s’occupe de certains aménagements dans différents villages. Et dans la grande rue, nous avons décidé d’enlever les boules au sol, car il y avait trop d’accidents. On les remplace par des dalles", conclut-il.

Sans oublier les différents projets qui seront entrepris grâce au PIC (Programme investissement communal).

L.TR.