Le spectacle le plus marquant de la rentrée devait être celui de l’humoriste Jérémy Ferrari, initialement programmé ce 5 septembre. Comme Jean-Marie Bigard et Renaud Rutten, une autre tête d’affiche doit donc décaler sa venue à cause du virus. « On compte une bonne vingtaine de spectacles reportés, voire annulés cette année », explique Marc Timmermans, le spécialiste de la comptabilité au Rox. 

On imagine aisément le manque à gagner. Le bilan est d’ailleurs affolant lorsque l’on évoque les chiffres depuis le début de l’année : près de 60 000 euros de perte sont à signaler. Enorme, surtout quand on connait tous les frais/charges que le Rox doit assumer chaque mois. « C’est un manque à gagner estimé à 30 000 euros pour les spectacles, l’autre moitié porte sur la location de la salle et les autres activités. Sans oublier les frais fixes qui, fatalement, ne changent pas : en temps normal, comptez 15 000 euros/mois (charges) et 10 000 euros/mois (salaires divers). Le constat est clair : on fait descendre considérablement notre trésorerie. Si rien n’évolue rapidement, je ne sais pas où ça nous mènera », explique-t-il encore. En plus, il faut savoir que le Rox ne bénéficie d’aucune aide de la Province ou de la Région Wallonne. 

Notons tout de même, sans rentrer dans tous les détails de fonctionnement, que la commune de Rouvroy intervient à son niveau. Dès lors, il faut sauver les meubles avant la fin d’année. La suite ne s’annonce guère rose, mais pas morose non plus. « Des cours (arts plastiques ou de dessins Manga) sont à l’ordre du jour. Notre école de théâtre donnera aussi une représentation mi-septembre. La suite du programme ? C’est un peu compliqué sachant que nous ne pouvons accueillir que 200 personnes dans la salle (capacité totale de 480 places) et que les règles sanitaires ont souvent été modifiées. Néanmoins, nous lancerons prochainement une campagne de communication pour attirer les spectateurs, notamment via les réseaux sociaux et les médias », conclut-il.