En mars dernier, le tribunal correctionnel de Neufchâteau condamnait Tiphaine Lagarde et Cirik Ceylan à 6 mois d’emprisonnement pour le vol de 300 poulets sur le site de la société bertrigeoise Ardenne Volaille. Une peine ramenée mardi à 2 mois d’emprisonnement avec sursis et 800€ d’amende avec sursis partiel pour chacun des prévenus. 

Régulièrement médiatisés pour leur engagement en faveur de la cause animale, les deux activistes français s’étaient opposés au premier jugement par l’intermédiaire de leur avocat. Ce dernier évoquait une peine « infamante » au regard d’une cause « légitime ». La défense avait sollicité un sursis probatoire. Le parquet avait quant à lui demandé la confirmation du précédent jugement. « On ne peut franchir les frontières du Droit pénal parce qu’on adhère à une idéologie politique », estimait le substitut du procureur lors de son réquisitoire. Les deux prévenus ayant depuis lors rangé leur arsenal militant au profit d’activités moins radicales, le tribunal a estimé qu’une peine d’emprisonnement ferme ne se justifiait pas. « Tiphaine Lagarde est aujourd’hui à la tête d’un sanctuaire pour soigner les animaux sauvés de l’abattage », souligne leur avocat. « Son compagnon en est le gardien. Elle a par ailleurs repris ses activités d’enseignante. »

N.P.