Dans le secteur automobile, on peut difficilement concevoir de vendre un véhicule par Internet. Et pourtant… "Suite au premier confinement et en prévision d’une nouvelle vague, nous avons voulu anticiper et proposer une solution adaptée à nos clients. C’est grâce à la visioconférence que l’on va pouvoir poursuivre notre activité de vente. La carrosserie et l’atelier restent ouverts", explique Romain Llorens, administrateur d’une concession du côté d’Arlon et de Neufchâteau.

En pratique, il suffit de se connecter sur le site du garage, de sélectionner une formule de rendez-vous, de choisir son meilleur créneau horaire, la marque de la voiture et le vendeur avec qui vous souhaitez discuter… et le tour est joué.

"Comme si vous étiez au showroom. Le jour J, une visioconférence de deux heures avec votre vendeur qui répondra à toutes vos demandes et qui pourra vous montrer virtuellement le showroom", dit-il. Rien d’original, car ce type de pratique existe déjà dans d’autres secteurs d’activité, mais c’est sans doute une première dans le monde de l’automobile dans notre Province.

Du côté des premiers clients sondés, les avis sont mitigés. Il y a du pour et du contre. Les plus sceptiques ne manquent pas d’arguments. "Je trouve l’idée originale et je comprends ce concessionnaire qui tente de ne pas mettre son personnel de vente au chômage. Mais d’un autre côté, on peut avoir les mêmes explications en restant dans son fauteuil, rien qu’en regardant Internet. Peu importe la marque. Le plus du vendeur ? Si le prix est le même, je m’en fiche. De plus, une voiture, c’est un coup de cœur. Quand on va au garage, on aime bien s’asseoir dans le véhicule, voir la taille du coffre, l’espace entre les sièges, les essayer toutes pour rêver, etc. Et puis il y a cette odeur du nouveau, du plastique. Non, ça ne m’incitera pas spécialement à utiliser ce service en ligne", confie cet acheteur qui n’est pas trop convaincu. Et vous ?

L.T.