Luxembourg L’approvisionnement en eau de Houffalize sera sécurisé grâce au barrage de Nisramont.

La Société wallonne des eaux investit dans un programme de sécurisation de l’approvisionnement en eau avec l’objectif de pouvoir acheminer, par des moyens alternatifs, en tout point du territoire, une quantité d’eau supplémentaire représentant 30 % de la consommation normale locale.

La solution consiste à interconnecter les grands réseaux existants et établir une liaison avec les grandes réserves d’eau dont tout le potentiel n’a pas encore été exploité.

En province de Luxembourg, le barrage de Nisramont est l’une des ressources importantes qui sera bientôt utilisée pour alimenter la commune de Houffalize. "Il est prévu de ramener de l’eau de Nisramont vers la partie nord pour sécuriser l’approvisionnement de Mont, d’Achouffe, de Filly, de Fontenaille et de Mormont", explique Henri Pecheur, directeur à la coordination de la production à la SWDE. "Tout le dispositif d’alimentation de cette zone date du milieu du XXe siècle et a été configuré pour répondre aux besoins de la population de l’époque. Régulièrement de gros problèmes de capacité se posent aux captages de la Cedrogne et de Wibrin. Les réservoirs doivent être alimentés par des camions citernes avec de l’eau de Nisramont. Or, un m3 d’eau amené par camion coûte 20 fois plus cher."

La SWDE projette de construire une nouvelle ligne de pompage à la station de Nisramont et une conduite de 11 km qui reliera cette station au réservoir de Darcy à hauteur du zoning de Fontenaille. Ainsi, la capacité de stockage de ce réservoir passera de 150 à 500 m3. Des stations de traitement mécanique seront, par ailleurs, installées afin de garantir la potabilité constante de l’eau.

"Ce projet, qui implique la mise hors service de l’un des captages de Wibrin et de celui du Bois des Moines, présente beaucoup d’intérêt dans le sens où il sécurisera l’approvisionnement en eau du centre de Houffalize, des villages du Nord ainsi que des zonings de Fontenaille et des Cheras où de nouvelles activités économiques pourront se développer."

Cet important chantier, dont le coût est estimé à 10 millions d’euros, devrait débuter en 2021 et se clôturer en 2023.

Nadia Lallemant