Une pétition circule pour sécuriser le tronçon reliant Lamouline à l’entrée de Libramont

On le sait, l’état de certaines routes est tout bonnement catastrophique pour les deux roues et les autres véhicules. C’est notamment le cas entre Verlaine et Libramont, sur la N40. "J’ai déjà crevé… à quatre reprises depuis le début de l’année. C’est mon record. L’an passé, j’étais seulement arrivé à trois en douze mois", commente ce cycliste avec un léger sourire.

Ce qui est moins marrant, c’est l’aspect sécurité. Les voitures roulent en effet assez vite et les pistes cyclables ne sont plus entretenues, voire inexistantes par endroits. Certains riverains lancent donc un message à la commune pour que la situation s’améliore rapidement. Ils interpellent les autorités via une pétition qui est en ligne depuis quelques heures et qui a récolté une centaine de votes. "Rien n’est fait pour permettre aux usagers de fréquenter cette voie rapide en toute sécurité. Pas de voie de lancement, pas de ralentisseurs, pas de passages pour piétons. Cette voie est extrêmement dangereuse pour les enfants qui rentrent de l’école et qui doivent la traverser à leurs risques et périls. Il y a déjà eu de nombreuses victimes par le passé. Nous demandons que des travaux de sécurisation soient faits rapidement afin de permettre à tous les usagers d’emprunter cette voie en toute sécurité", indique ainsi Isabelle Wilkin, concernée par ce problème.

La nouvelle échevine en charge de la mobilité est au courant du problème. Elle a d’ailleurs déjà été interpellée à ce sujet lors d’un conseil communal. "Nous sommes d’accord que ce tronçon ressemble plus à une piste d’aéroport qu’à une route. On a plus envie d’accélérer que de ralentir lorsqu’on y circule. Nous avons introduit une demande auprès du Ministre Di Antonio pour pouvoir placer un radar répressif à cet endroit. Celle-ci nous a été refusée car, je cite "la situation pose de lourds soucis de crédibilité et de cohérence par rapport à la configuration de la route (50 km/h)". Nous avons, depuis, réintroduit la demande en demandant l’appui des responsables du SPW Mobilité. En attendant, nous avons décidé de placer un radar préventif", explique Carole Janssens.

L.T.