Une nouvelle fête clandestine a été organisée en province de Luxembourg. Cette fois, c’est à Tintigny que des fêtards se sont réunis, vendredi soir, dans l’illégalité. Vers 4 h, des policiers en patrouille ont remarqué une concentration de voitures et la présence de quelques personnes à l’extérieur d’un logement de vacances situé au numéro 136 de la Grand-Rue. Ils ont également entendu de la musique à l’intérieur.

Le parquet du Luxembourg a autorisé la police à pénétrer dans le gîte. Au total, 61 PV Covid ont été dressés. Tous les participants venaient du Grand-Duché de Luxembourg ou de France. Chacun a reçu une amende de 750 euros. L’organisatrice, Milena, une jeune grand-ducale de 20 ans, avait loué le gîte pour fêter son anniversaire. Elle a été privée de liberté. Son téléphone et son véhicule ont été saisis. Elle a été remise en liberté après son interrogatoire. Des poursuites seront engagées à son encontre. Le montant de l’amende, dans son cas, s’élève à 4 000 euros.

" Je suis scandalisé", a réagi Benoît Piedboeuf, bourgmestre de Tintigny. "Certains n’ont pas encore compris que même si c’est désagréable, les règles ont été établies pour éviter la propagation du coronavirus. Ce sont des comportements comme ceux-là qui pénalisent tout le monde. Le montant total de l’amende, soit environ 50 000 euros, devrait faire réfléchir. »

Le bourgmestre précise, par ailleurs, que lorsque la police est entrée dans le bâtiment, ils étaient 42 sur place.

Les autres fêtards avaient pris la fuite en voiture. Ils ont été interceptés. "La propriétaire de ce gîte, mis en location par la société Airbnb, n’habite pas sur place", précise-t-il. "La fête a été organisée à son insu."

La propriétaire confirme. "J’ai communiqué avec Milena via l’application Airbnb", explique-t-elle. "Elle savait que les fêtes étaient interdites dans mon gîte. Elle a dit qu’elle venait aves ses frères et sœurs et qu’ils seraient six. Elle a trahi ma confiance. À 18 h, la caméra de surveillance a été débranchée. À l’extérieur, une lampe a été cassée. Je suis en colère. Je n’accepterai plus les jeunes. Si on ne respecte pas les règles, on risque d’être confiné encore pendant six mois."