Luxembourg Ils protestent contre le taux de régularisation trop bas. Une grève de la faim a débuté

Lundi, ils étaient une vingtaine à manifester devant le centre pour candidats réfugiés de Stockem (Arlon). Originaires pour la plupart de la bande de Gaza, ils protestent car le taux de régularisation a baissé par rapport à l’année dernière.

"Nous aimons la vie et nous voulons vivre dans la dignité", ont -il expliqué, à grand renfort de calicots. "La procédure d’asile ne doit pas changer pour les Palestiniens. Où est la dignité du pays des droits de l’homme ?"

Selon les manifestants, alors que fin 2018, les demandes d’asile des personnes originaires de la bande de Gaza en Palestine étaient majoritairement acceptées, aujourd’hui, les dossiers sont traités au cas par cas et le nombre de personnes régularisées s’est réduit comme peau de chagrin. La manifestation s’est déroulée dans le calme. Certains Palestiniens ont ensuite débuté une grève de la faim.

"Cette manifestation a été acceptée à condition qu’elle n’ait pas lieu à l’intérieur du centre d’accueil", explique Roger Martinez, le directeur. "Elle n’a entraîné aucun débordement. En ce qui concerne leurs revendications, je n’ai pas de statistiques qui confirment une diminution du nombre de dossiers régularisés ces derniers mois."

Quant à la grève de la faim, il s’agit, selon lui, d’une situation inédite dans les centres gérés par la Croix-Rouge en province de Luxembourg. "Nous allons assurer un suivi médical pour que tout se passe bien", précise-t-il. "En principe, cette grève de la faim ne devrait durer qu’une semaine. Elle ne concerne qu’une partie de nos résidents palestiniens. Le mouvement est, semble-t-il, suivi dans d’autres centres d’accueil."

Actuellement, une soixantaine de Palestiniens, dont 45 hommes isolés, résident au centre d’accueil de la Croix-Rouge de Stockem. Le conseil communal arlonais, Morad Laqlii, qui a alerté les médias, invite la population à soutenir les Palestiniens dans leur démarche.

Nadia Lallemant