Luxembourg

Des milliers de jeunes ont bravé la pluie pour participer à la marche pour le climat organisée ce vendredi dans les rues de Marche-en-Famenne.

Flanqués de pancartes aux slogans écologistes, les élèves de secondaire ont afflué des Instituts Saint-Laurent, Saint-Roch et Sainte-Julie ainsi que de l’Athénée Royal pour un grand rassemblement Place aux Foires, auquel se sont joint des centaines d’autres participants. L’occasion pour les étudiants d’adresser leur message au monde politique.

Nous sommes tous là aujourd’hui pour tirer la sonnette d’alarme, pour faire passer un message d’alerte aux adultes et à nos dirigeants. Leur demander de se réveiller, de se focaliser sur les changements nécessaires, et non pas sur ce qui semble politiquement possible”, scande Océane, l’une des organisatrices de la marche. “Vos lois ne fonctionnent pas, vos lois ne suffisent pas, votre système est mauvais. Si vous aimez vos enfants par-dessus tout, ne bousillez pas leur futur ! Vous, les politiciens, êtes élus par le peuple afin de le représenter, et aujourd’hui, celui-ci exige une justice climatique.”

Lancée à l’initiative d’une poignée d’élève, la manifestation de ce vendredi a reçu l’appui des directions et du corps enseignants. “Une cellule pour le climat a vu le jour à Saint-Laurent”, explique la jeune femme de 17 ans. “De là est née l’idée d’organiser une manifestation le vendredi 15 mars à l’occasion de la grève mondiale pour le climat. Nous avons sollicité l’aide des élèves de l’Athénée royal, et ils ont répondu sans hésiter.”

Au programme de la matinée : discours engagés, chanson de circonstance composée spécialement pour l’occasion, et minute de silence dédiée aux victimes du dérèglement climatique. Le cortège s’est ensuite dirigé vers l’hôtel de ville, où les jeunes ont remis un cahier de doléances aux autorités communales. La mobilisation de ce vendredi est appelée à générer des actions concrètes au sein des établissements scolaires. “Plusieurs projets sont en cours pour rendre nos écoles plus écologiques, explique Steven, 16 ans. Comme le recours aux produits locaux, la fin du plastique, ou encore l’installation de fontaines à eau.