Luxembourg

L'ancien candidat Défi pense qu'elle a été diffusée pour l'éjecter de la politique

Il y a quelques jours été révélée l'existence d'une sextape de Bertrand Aubry, qui s'est fait connaître comme tête de liste Défi aux communales à Marche. Il restait injoignable à ce moment-là. Aujourd'hui, il envoie un communiqué où il explique son point de vue en visant particulièrement le journaliste qui a révélé l'affaire après qu'une plainte avait été déposée à son encontre pour atteinte à la pudeur et qu'il avait été entendu par la police;.

Il s'exprimera aussi ce samedi via un Facebook live à 14h30. Extraits de son communiqué.

La sextape est-elle réelle?

"J’ai effectivement tourné une vidéo érotique, qui devait rester dans une sphère privée, comme beaucoup de personnes ont pu l’avoir vu. Une vidéo dont évidemment je ne suis pas fier, que je regrette, mais que j’assume totalement. Je garde ma ligne de conduite et continue à avancer. On m’a beaucoup dit ses derniers jours que tout le monde fait des erreurs. Comme beaucoup me l’ont signalé et je les rejoins, ce n’est pas un délit ou un crime. Les gens fermés d’esprit prennent ça comme un drame et une honte. Je les rejoins sur le fait que ce n’est pas vraiment le bienvenu pour un personnage public, mais je pense que tout le monde a le droit à sa vie privée. Je n’ai pas souhaité me prononcer sur cette vidéo qui date et me concerne ma vie privée, car il faut rappeler que cela n’engendre en rien mes projets, mes actions, ma ligne de conduite naturelle, sincère et profonde que j’ai depuis toujours, mais aujourd’hui la presse ne m’en laisse pas le choix."

Pourquoi veut-il porter plainte?

"Je tiens quand même à rappeler que la Belgique se situe au-dessus de la moyenne européenne avec un taux de suicide de 19 pour 100.000 habitants. 1 suicide toute les 40 secondes dans le monde. Et ne parlons même pas du nombre de jeunes qui suicident pour ce même genre d’histoire sans avoir été dans la presse."

Quelles sont les raisons de la diffusion de la sextape, selon lui?

"Leur but est peut-être tout simplement de m’éjecter de la politique. Déjà en juin 2018, quelques mois seulement à mon adhésion en politique, on avait essayé de m’éjecter de la politique pour avoir juste fait une interpellation au Conseil communal de ma commune sur un sujet."

Pourquoi parle-t-il d'homophobie à son encontre?

"Depuis cette apparition dans le journal, j’ai reçu beaucoup d’invitations dont des photographes amateurs de photos dénudés. J’ai également reçu des menaces par message privé qui me mettent en insécurité si je croise la personne en rue."