La ville de Marche s’apprête à mener une expérience visant à mesurer la qualité de l’air sur son territoire. Une vingtaine de stations seront prochainement installées à divers endroits de la commune pour mesurer la concentration des polluants dans l’air : particules fines, monoxyde d’azote, dioxyde d’azote et ozone. Les données récoltées seront ensuite analysées par l’Institut scientifique wallon de sûreté et de recherche & développement en environnement.

 « Le trafic automobile sur le boulevard urbain est devenu super important. Il y passe plus ou moins 14.500 véhicules par jour, contre moins de 10.000 sur la Nationale 4 », constate le bourgmestre André Bouchat. « Nous voulons nous assurer que les ralentissements qui surviennent durant les heures de pointe et les pics de trafic ne sont pas nuisibles aux riverains et aux usagers des voies lentes. » Les 18 stations seront réparties le long du boulevard urbain, sur la bretelle N4/boulevard, sur le contournement, à proximité des écoles, ainsi qu’en zone neutre pour une question de calibrage. Les données recueillies devront d’abord être analysées pendant plusieurs mois avant d’être communiquées au grand public sous une forme vulgarisée. « En fonction des résultats, nous franchirons un pas s’il s’avère nécessaire de prendre des mesures en matière de mobilité » poursuit le bourgmestre. 

Des capteurs CO2 seront également installés dans les 55 classes primaires et maternelles de l’enseignement communal dès la rentrée scolaire pour mesurer la qualité de l’air dans les locaux.