L’affaire avait débuté comme tentative de meurtre. Elle se solde finalement par un acquittement pour légitime défense, 8 jours d’emprisonnement avec sursis pour coups et blessures avec provocation, et 6 mois d’emprisonnement. 

Une fois n’est pas coutume, la personne la plus lourdement condamnée dans le cadre de ce dossier, un ancien militaire, est également celle qui a reçu le plus de coups. L’intéressé avait menacé ses deux rivaux avec un pistolet d’alarme suite à une altercation sur fond d’alcool. Loin de se laisser intimider, les deux hommes l’avaient rapidement neutralisé. L’un d’eux dira même l’avoir "massacré", " à tel point qu’il pensait l’avoir tué." 

Poursuivis devant le tribunal correctionnel de Neufchâteau pour coups et blessures, les deux hommes avaient sollicité l’acquittement pour légitime défense." On menace mon client avec une arme. Bien évidemment que dans le contexte alcoolisé, il ne pouvait pas savoir qu’il s’agissait d’un pistolet d’alarme", soulignait l’un des avocats lors de sa plaidoirie. Un seul des deux prévenus a obtenu gain de cause. L’autre écope de 8 jours d’emprisonnement et 200€ d’amende, le tout assorti d’un sursis. "Le prévenu aurait sans doute été fondé à invoquer la légitime défense jusqu’à un certain point de la scène puisque l’ancien militaire le menaçait avec une arme (et il ne pouvait pas deviner que c’était une arme d’alarme) et qu’il a même tiré à deux reprises, le blessant lors du deuxième tir", peut-on lire dans le jugement prononcé jeudi. "Toutefois, le prévenu a continué à lui donner des coups alors qu’il était au sol et désarmé. Le prévenu dit d’ailleurs qu’il l’a « massacré »." Le tribunal reconnait néanmoins la circonstance de la provocation. D’où une peine d’emprisonnement très légère assortie d’un sursis. Également poursuivi pour coups et blessures, l’ancien militaire écope de 6 mois avec sursis. "En tant qu’ancien militaire, il devait être conscient des blessures que pouvait provoquer l’arme utilisée, même si elle ne tire pas de projectile."

N.P.