Luxembourg La police va tenter d’identifier le propriétaire des chiens qui se sont attaqués au troupeau

Le 4 mars dernier, Stijn Vandyck, éleveur à Regné (Vielsalm), découvrait, sur l’une de ses parcelles à La Roche-en-Ardenne, une brebis tuée, en partie dévorée, et trois brebis blessées. Son troupeau ayant déjà été attaqué par un loup en 2016, il était convaincu qu’il s’agissait à nouveau de cet animal. Il n’en est rien.

Les résultats des tests ADN, effectués suite à l’attaque de ce cheptel de moutons, ne confirment pas l’hypothèse avancée par l’éleveur. "Le laboratoire liégeois GECOLAB confirme les analyses techniques et visuelles effectuées dès la découverte des carasses par un agent du Département de la Nature et de la Forêt", souligne Violaine Fichefet, coordinatrice du Réseau Loup. "Il s’agit bien d’une séquence ADN de chien."

Quant à la quantité de viande mangée, en l’occurrence environ 15 kg, qui donnait à penser qu’il s’agissait d’un loup, la coordinatrice précise que plusieurs chiens affamés ont, probablement, dévoré la brebis. L’éleveur, surpris par les résultats des analyses, se rappelle que l’été dernier son cheptel avait été attaqué par des chiens mais qu’aucun de ses moutons n’avait été à ce point dévoré. La propriétaire de bergers malinois, suspectés, avait été entendue par la police mais l’affaire avait été classée sans suite, faute de preuve. "Cette fois, la perte financière est importante d’autant qu’une deuxième brebis est morte des suites de ses blessures", poursuit-il. "J’ai déposé plainte à la police avec l’espoir que le propriétaire des chiens soit identifié auquel cas je pourrai être indemnisé."

Selon la coordinatrice du Réseau Loup, il est possible de comparer l’ADN prélevé sur la carcasse à celui d’un chien suspecté pour obtenir une preuve. Elle ajoute que mis à part l’attaque de 2016 attribuée à un loup, aucun autre élément n’atteste de sa présence en province de Luxembourg.

"En mars 2018, l’attaque d’un mouton à Bérismenil paraissait suspecte. Il n’a pas été possible de savoir s’il s’agissait d’un loup ou d’un chien car la quantité d’ADN retrouvée n’était pas suffisante pour être analysée", conclut-elle.