Le conseil communal de Marche s’est ouvert lundi sur la problématique des hôpitaux. Le point ne figurait pas à l’ordre du jour. Mais la conseillère de la majorité Lydie Hainaux l’a porté à l’attention de l’assemblée via une question d’actualité. Ses préoccupations concernent un projet de fusion entre les hôpitaux de Bastogne et Libramont. Un plan approuvé par les médecins de Bastogne et du conseil médical de Libramont. Mais pas par les médecins de Marche, pourtant associés à leurs homologues bastognards au sein de l’intercommunale IFAC. La "rupture" remonte à mai 2019. À l’époque, les médecins marchois avaient suggéré le transfert d’une partie des activités de l’hôpital Sainte-Thérèse de Bastogne vers l’hôpital Princesse Paola de Marche. Désagréablement surpris par cette sortie unilatérale, les médecins de Bastogne s’étaient alors tournés vers le CHA de Libramont pour envisager un tout autre scénario et préparer la période transitoire menant au transfert de leurs activités vers le futur CHR de Houdemont dans le cadre du plan Vivalia 2025. "Aucune décision n’a encore été prise par le conseil d’administration par rapport à ces deux plans", souligne René Collin, conseiller communal à Marche et membre du conseil d’administration de Vivalia. "Les conseils médicaux du CHA et de l’IFAC doivent se réunir pour discuter et se mettre d’accord. Ce sera ensuite au politique de prendre ses responsabilités. Il faut une analyse objective présentant les conséquences des différents plans pour les trois sites."

Les gestionnaires de Vivalia sont aujourd’hui chargés d’étudier ces deux scénarios pour ensuite émettre des préconisations et revenir vers les différentes instances concernées. Rappelons que ces débats interviennent alors que se dessine le CHR Centre-Sud de Houdemont, chargé d’absorber une partie des activités des hôpitaux de Libramont, Bastogne et Arlon dans le cadre du plan bi-site Vivalia 2025, Marche conservant un site aigu. René Collin l’a rappelé : "Hors de question de fragiliser l’avenir du site de Marche."

N.P.