Suspecté d’avoir mis le feu à sa propre habitation à Bastogne, un jeune homme de 25 ans vient d’être acquitté par le tribunal correctionnel de Neufchêau. Les faits remontent à septembre 2017, alors que le principal intéressé habitait un immeuble avec sa mère. Les deux occupants étaient absents quand les pompiers sont arrivés pour maîtriser ce qui s’est finalement limité à un début d’incendie.

L’expert descendu sur place a conclu à un incendie criminel, le feu ayant été bouté au mobilier dans plusieurs pièces de manière quasi simultanée. Le fait que le fils soit le dernier à avoir quitté les lieux le désignait comme le principal suspect. "Un début d’incendie avait déjà eu lieu la veille, 30 minutes après le départ de Madame et son fils", soulignait le substitut du procureur dans son réquisitoire. "Le même scénario s’est réitéré le lendemain. La porte avait été verrouillée. L’incendiaire devait donc disposer des clés."

Pour la défense, la mère aurait tout aussi bien pu avoir mis le feu au mobilier avant son départ, quelques minutes plus tôt. Le tribunal a finalement estimé qu’il subsistait un doute. Doute qui doit toujours profiter au prévenu. D’autant qu’aucun élément n’avait été mis en avant pour établir le moindre motif et que le prévenu avait perdu nombre GSM et portable dans l’incendie.