Le Zoo (Bouillon) s’exprime suite à la polémique.

La ministre wallonne du Bien-être animal, Céline Tellier, évoquait il y a peu un transfert d’un des deux tigres présents dans le parc zoologique de Bouillon. Ce dossier faisait suite à des dénonciations par une association quant à l’état des deux tigres blessés. Aujourd’hui, le parc animalier s’exprime et défend le travail réalisé à Bouillon pour le bien-être animal.

Comment expliquez-vous les blessures des deux tigres ?

"Le tigre est un animal solitaire. Mais, en captivité, il peut développer des comportements sociaux. Ces deux tigres sont frères et inséparables depuis 14 ans. L’un des tigres a une forte tendance au jeu et cherche son frère, qui ne l’entend pas toujours de cette oreille. En 2019, l’un de ces jeux a dérapé, sans qu’on puisse parler d’un combat, ce qui aurait impliqué des morsures. Nous surveillons de très près ces animaux. La blessure a été soignée ."

Des conditions de sécurité ont-elles été indiquées pour leur détention ?

"S’agissant du respect des conditions réglementaires, non seulement le parc les observe - sinon il ne bénéficierait plus de son agrément -, mais il s’est inscrit dans un processus visant à faire toujours mieux et plus s’agissant des conditions d’accueil. Par ailleurs, le parc est fier de collaborer avec un réseau qui fédère l’ensemble des parcs zoologiques. Ce réseau déploie sur le terrain d’importantes campagnes de conservation et protection d’espèces."

Un transfert est évoqué par la ministre. Vous vous y opposez ?

"Ma cliente étudie la possibilité d’opérer un transfert d’un tigre, quoiqu’il n’y ait aucun acte administratif qui le lui impose et bien qu’il n’existe aucun élément dans le dossier vétérinaire des animaux qui rendrait impératif un tel transfert. Il n’appartient pas à ma cliente de se prononcer sur la pertinence de la communication de Madame la ministre. Nous constatons simplement que cette communication varie, selon qu’elle s’adresse au zoo ou à ses potentiels (futurs) électeurs."

Trouvez-vous anormal que l’on s’inquiète ?

"Ma cliente ne trouve pas anormal que des militants puissent s’inquiéter du bien-être animal et spécialement de ces deux tigres. Mais si cette inquiétude trouve son origine ou est alimentée par la médiatisation de faits erronés émanant de personnes ne disposant d’aucune compétence en la matière, là il y a une limite, imposée par la moralité et la loi, qui est franchie."