Luxembourg Le plus grand rassemblement de statues vivantes d’Europe attire toujours autant.

Ce week-end, Marche accueillait la 3e édition de Statues en Marche, l’un des plus grands rassemblements de statues vivantes au monde. Des artistes ont fait le déplacement des quatre coins de la planète pour donner vie à cet événement unique en son genre. Ils étaient plus d’une centaine à prendre la pose au fil d’un parcours explorant les moindres recoins de l’intramuros marchois, peuplant la ville de personnages étranges et mystérieux, que l’on croirait taillés dans la pierre, le métal ou la résine.

Des performances artistiques et physiques qui ne se résument pas pour autant à rester figé sur place, les statues interagissant régulièrement avec le public. "Jouer les statues vivantes, ce n’est pas seulement une question d’immobilité", explique une artiste mexicaine venue coachant de jeunes apprentis statues dans le cadre d’un stage dispensé à la MJ de Marche la semaine précédant l’événement. "Il faut travailler les transitions entre les postures, savoir comment réagir et ne pas réagir à certains stimuli. C’est une partition du mouvement."

Parmi les personnages croisés au fil de nos pérégrinations urbaines : deux amants d’or aux prises avec un touriste facétieux, un couple sans têtes à l’effet plutôt saisissant ou encore l’élégant croisement entre Willy Wonka et Edward aux Mains d’Argent sous le porche de l’église. À chaque performance, des nuées de curieux bien déterminés à immortaliser l’instant.

En 2018, l’événement avait attiré 50 000 visiteurs. S’il est encore trop tôt pour obtenir les chiffres définitifs à l’heure d’écrire ces quelques lignes, cette troisième fournée de Statues en Marche est bien partie pour atteindre les mêmes sommets en termes de fréquentation. Les premières estimations font déjà état de près de 25 000 visiteurs le samedi. Les organisateurs en attendaient encore plus le dimanche. "Les gens viennent de plus en plus tôt : dès 14 h le samedi, les rues ont commencé à se noircir de monde", se félicite Cédric Monnoye, organisateur. "Normalement, vu les conditions météo de ce dimanche et l’engouement général, on va exploser les plafonds."

N.P