La députée Anne-Catherine Goffinet souhaite qu’une rencontre bilatérale soit organisée

Le projet de Park & Ride de Viville sera-t-il abandonné ? C’est ce que craignent Josy Arens, député fédéral, et Anne-Catherine Goffinet, députée wallonne. En effet, à une question posée par le député-bourgmestre d’Attert, le ministre de la mobilité, François Bellot, a répondu qu’il ne serait pas réalisé dans un avenir proche précisant que, selon la SNCB, une extension de l’offre de parking à la gare de Viville ne se justifie pas actuellement.

Le ministre a rappelé, d’une part, que le parking en gare d’Arlon, accessible gratuitement aux abonnés de la SNCB effectuant le trajet Arlon-Luxembourg, a été agrandi de 165 places début 2018, d’autre part, qu’un accord a été conclu avec la ville d’Arlon et la Province afin que les voyageurs puissent utiliser le parking de la maison de la culture situé à dix minutes à pied de la gare d’Arlon. Un parking où des places sont encore disponibles.

Les deux députés sont en colère.  " Ce projet doit être réalisé !", clament-ils. "Le Grand-Duché est d’accord avec nous. Nous nous y sommes engagés dans l’accord de coopération du 5 octobre 2018 entre l’Etat fédéral et les régions. Un cofinancement régional est prévu en plus du financement fédéral classique. Le Park & Ride de Viville est bien plus qu’un parking de délestage, c’est un projet de mobilité globale, une plateforme multimodale avec une aire de covoiturage, des bus, une gare et des trains."

Selon Anne-Catherine Goffinet, ce projet permettrait, par ailleurs, d’améliorer la mobilité au centre d’Arlon.  " Il faut augmenter les places de parking pour les frontaliers en dehors de la ville et non au centre", souligne-t-elle.  " L’idée de les renvoyer vers la maison de la culture n’est pas bonne dans le sens où elle met à mal la mobilité à Arlon."

Josy Arens a indiqué qu’il défendra la nécessité de cet investissement dès la mise en place du gouvernement fédéral. La députée wallonne va, quant à elle, interpeller prochainement le ministre wallon de la mobilité, Philippe Henry.  " Il me paraît indispensable de mettre toutes les parties autour de la table. La mobilité transfrontalière pourrait faire l’objet d’une rencontre bilatérale à laquelle François Bausch, le ministre grand-ducal de la mobilité serait être convié", conclut-elle.

Nadia Lallemant