La prochaine édition du carnaval de la Grosse Biesse de Marche-en-Famenne devra probablement se passer de Grand Mautchî. L’équivalent marchois du prince carnaval 2021 devait dévoiler son identité lors d’une annonce ce 14 août. Mais le rebond épidémique de ces dernières semaines en a décidé autrement, contraignant le comité carnaval à annuler la cérémonie. " C’est la raison sanitaire qui l’emporte ", explique Rémy Remacle, président du comité carnaval. " Quand nous avons décidé d’organiser cette annonce publique, nous étions encore dans la continuité du déconfinement avec l’élargissement des bulles. Mais, depuis quelques jours, ces bulles se referment et nous ne voulons pas prendre le moindre risque. " Au-delà de l’annonce publique, c’est le rôle même de Grand Mautchî qui devrait passer à la trappe l’année prochaine. " Il est plus que probable qu’il n’y aura pas de Grand Mautchî en 2021 ", poursuit Rémy Remacle. " Ne sachant pas vers quoi on se dirige, nous ne voulions pas que cette personne engage d’énormes sommes d’argent pour quelque chose qui n’aura peut-être pas lieu. De plus, vu la situation financière de nos partenaires et l’incertitude qui plane sur les conditions dans lesquelles on peut organiser un événement, il lui aurait été très difficile de trouver des sponsors et de récolter des fonds. J’ai rencontré la personne qui aurait dû endosser le costume de Grand Mautchî pour lui présenter la situation. Elle est bien sûr déçue, mais aussi soulagée de ne pas avoir à vivre son règne dans des conditions pareilles. "

Des alternatives sont à l’étude au sein du comité carnaval. " Le Grand Mautchî sera peut-être remplacé par quelque chose. Plusieurs pistes circulent en interne, mais il faut encore qu’on rencontre l’ensemble des groupes pour en discuter. "

C’est donc un carnaval très particulier qui s’annonce en 2021. " Il est d’ores et déjà probable qu’on ne fera pas tout ce qu’on faisait les autres années. La visite au home Libert le Mardi gras ? Les soirées sous chapiteau à 2 000 personnes ? Accueillir 15 000 personnes dans les rues de la ville le dimanche ? On doit encore rencontrer les autorités communales ", conclut Rémy Remacle.

N.P.