Luxembourg Toutes les relations internationales ont été confiées au ministre-président Elio Di Rupo

Le Marchois Willy Borsus n’a repris qu’une partie des compétences de René Collin. En effet, alors qu’il était pressenti pour lui succéder en qualité de ministre délégué à la Grande-Région, le conseil des ministres en a décidé autrement.

A qui cette compétence a-t-elle été confiée ?

"Il n’y a plus à proprement parler de délégué à la Grande-Région. Il a été convenu, jeudi en conseil des ministres, de confier la gestion de toutes les relations internationales au nouveau ministre-président Elio Di Rupo. La Grande-Région rentre, par conséquent, dans ses compétences. Cela dit, mon portefeuille ministériel était déjà bien garni avec l’Economie, la Recherche et l’innovation, le Numérique, l’Aménagement du territoire et l’Agriculture. Le Commerce extérieur m’a, par ailleurs, été attribué. A ce titre, je serai en contact avec nos voisins luxembourgeois, français et allemands."

Vous avez rencontré à plusieurs reprises les autorités luxembourgeoises ?

"Effectivement. Des liens d’amitié ont été tissés. Lorsque j’exerçais les fonctions de ministre-président de la Wallonie, j’ai rencontré notamment Xavier Bettel. La dernière rencontre en date, au Luxembourg, avec le premier ministre, remonte au mois de juin 2018. J’avais constaté une réelle volonté de collaborer que ce soit au niveau de la modernisation de la ligne ferroviaire Bruxelles - Luxembourg, actuellement beaucoup trop lente, de la mobilité "douce", via les Park&Ride, en particulier celui de Viville/Stockem, ou encore du projet de covoiturage sur une bande autoroutière réservée à cet effet."

Vous l’aviez invité aux fêtes de Wallonie ?

"Nous en avions parlé, à l’époque, mais l’invitation a finalement été lancée au printemps Il l’a rappelé dans son discours lors des récentes festivités, en soulignant avec humour qu’il aura fallu attendre 96 ans pour que le Luxembourg soit enfin invité à Namur. Nous sommes ravis qu’il ait participé aux fêtes de Wallonie. En effet, nous avons beaucoup à partager et beaucoup à gagner mutuellement en collaborant, notamment sur les questions frontalières."

Nadia Lallemant