Luxembourg Si Défi s’est présenté au dernier scrutin provincial, c’est d’abord parce qu’il croit en ce niveau de pouvoir.

Du côté du groupe Défi, c’est clair : il faut conserver cette institution. Et d’abord effacer certains clichés propres à la Province.

"L’institution provinciale a déjà fait l’objet d’une importante cure d’amaigrissement. C’est ainsi que députés et conseillers provinciaux ont vu leur nombre réduit d’un tiers. En plus, s’agissant de la rémunération des conseillers provinciaux, on parle de quelque chose de relativement modeste. On est très loin des rémunérations perçues dans certaines intercommunales, en dehors de tout cadre légal. Il ne faut pas se tromper de cible : c’est bien l’opacité des intercommunales qu’il faut combattre, pas la Province", dit le vice-président exécutif de Défi.

Pour lui, la Province constitue un niveau de pouvoir de proximité capable de pallier les carences des autres niveaux. Et de mettre ainsi en œuvre des politiques spécifiques pour répondre à des besoins précis. Une régionalisation des compétences éloignerait les centres de décision du terrain opérationnel. "Et ce serait une grave erreur."

Quant à la question fiscale souvent pointée du doigt par les opposants à la Province ? "Chaque euro perçu par La Province est réinvesti sur son territoire, au profit de ses habitants. Ce n’est pas rien. Le problème, c’est que l’action de la Province manque parfois de visibilité. Sa plus-value ne saute donc pas directement aux yeux des citoyens. Il faut donc recentrer le rôle des provinces autour de quelques grandes compétences et cesser la dispersion au nom de l’intérêt provincial", dit-il.

Jonathan Martin s’étonne aussi de la dernière sortie de Valérie de Bue (ministre des Pouvoirs locaux). "Elle se trompe de cible. Vider matériellement et financièrement les Provinces de l’intérieur comme le gouvernement wallon entend le faire n’a pas de sens. C’est d’un cynisme absolu en ce début de mandature provinciale", conclut-il.

L.T.