Partout dans le monde, on assiste à une demande croissante d’infirmier·es. La province de Luxembourg n’y échappe pas. Le phénomène est même accentué par la proximité avec le Grand-Duché de Luxembourg et ses attraits.

Pour répondre aux besoins du terrain, la Province  a mené une enquête qualitative mettant en exergue des pistes de solutions pour endiguer les problèmes relevés au niveau de l’attractivité du métier et de la rétention du personnel soignant.

Cette enquête a été réalisée, en avril 2019, auprès de 16 personnes ressources et de 24 infirmier·es . Les propositions recueillies lors de ces entretiens ont été discutées dans différents groupes de travail pour aboutir à des pistes de solutions.

Aujourd’hui, les résultats de l’enquête et le plan d’actions 2020-2024 sont présentés dans un rapport final. Les actions à mettre en œuvre ont fait l’objet d’une priorisation autour de 4 axes.

Le premier axe propose de soigner le soignant via un travail sur la prévention du burn-out grâce à une escape room santé à destination des professionnel·les - postposée à 2021, en raison du Covid - et des conférences/ateliers.

En ce qui concerne l’attractivité du métier, il est prévu de réaliser une campagne de communication pour mettre en valeur l’image de la profession. Six vidéos lancent cette campagne. Elles seront diffusées sur les réseaux sociaux de la Province de Luxembourg tous les mois, d’octobre 2020 à mars 2021. Lors de la diffusion de la dernière vidéo, soit le témoignage d’une étudiante en stage, une campagne de communication plus spécifique s’adressera aux jeunes.

Les deux derniers axes du plan d’action : la mise en place d’un organe de représentation de la profession au niveau provincial et d’un site internet dédié à la profession dans la province ainsi que la création d’un lieu d’échanges au sujet de bonnes pratiques, d’informations, d’offres d’emploi, de formations multisectorielles.

Au niveau des formations, la Province de Luxembourg envisage d’intégrer l’e-learning au site internet dédié à la profession et de traiter le sujet dans le prochain groupe de travail. Cela favorisera les échanges intersectoriels de bonnes pratiques, de formations et la mise en réseau des différents référents, structures déjà existantes sur notre territoire.