Luxembourg Arnaud F. et Édouard H. comparaîtront ce mardi devant la chambre du conseil.

L’enquête judiciaire relative à la peste porcine africaine se poursuit. Deux des quatre personnes arrêtées mercredi pour être auditionnées ont été remises en liberté. Les deux autres, Arnaud F., garde privé, et Édouard H., responsable de chasse à Buzenol (Étalle), ont été placés sous mandat d’arrêt.

Si le parquet a confirmé la double arrestation, il n’a donné aucune information sur les charges retenues contre eux. Il semble que la justice les soupçonne d’avoir lâché des sangliers porteurs du virus. La famille d’Édouard H. ne croit pas un seul instant à sa culpabilité. "C’est une erreur judiciaire ", affirme-t-on. " Édouard n’a rien à se reprocher. Les enquêteurs n’ont aucune preuve contre lui. Il sera sans doute remis en liberté ce mardi. "

Jean-Claude Berguet, le porte-parole des agents du cantonnement DNF d’Arlon, a réagi à la suite de la libération de son collègue Jean-Louis F. "Il a pu rentrer chez lui mercredi soir et n’a pas été suspendu de ses fonctions ", souligne-t-il. " Nous regrettons que son nom ait été publié dans la presse alors qu’il bénéficiait de la présomption d’innocence. Il est très abattu. Nous ne savons pas s’il pourra reprendre le travail ce lundi. "

Selon nos informations , les trois premières carcasses de sangliers probablement infectés ont été découvertes par un joggeur à Buzenol (Étalle). Un ouvrier communal en a averti Jean-Louis F, un agent qui n’avait pas suivi de formation à la PPA. Celui-ci n’aurait pas réagi car elles étaient dans un état de décomposition avancée et il n’a pas décelé d’indice de mortalité lié à la peste porcine africaine. En revanche, une dizaine de jours plus tard, un sanglier retrouvé mort au milieu d’un chemin a paru suspect. Cette laie ne présentait pas d’impact de balle. Quelques jours après, alors que l’agent forestier faisait le tour des nourrissages, il a eu l’attention attirée par un petit sanglier qui titubait. Des prélèvements ont été effectués sur les deux animaux et il s’est avéré que la laie et le petit étaient viropositifs.

A ce jour, plus de 400 sangliers ont été contrôlés positifs. Les deux hommes placés sous mandat d’arrêt jeudi comparaîtront ce mardi devant la chambre du conseil à Arlon.

N.L.