C’est un constat que les habitants de Petitvoir font : vivre à la campagne n’est pas forcément plus sécurisant qu’en ville. On parle ici du comportement des automobilistes qui ne font plus attention lorsqu’ils circulent sur des tronçons pourtant limités à 50 ou 70 km/h. Les craintes sont nombreuses.

Les témoignages interpellent : "Nous habitons la chaussée des Barrières où il n’y a pas vraiment de trottoirs assez larges. Dans la rue, on compte neuf enfants. De grâce, roulez moins vite et pensez à eux", confie ainsi Sarah Nicolay, cette maman qui a peur qu’un accident arrive un jour.

Il faut savoir que cette route (N845) reliant Neufchâteau et Bertrix n’est pas du ressort communal, mais de la Région wallonne. Difficile dès lors de faire quelque chose assez rapidement. Pourtant dans le passé, quelques accidents mortels sont arrivés un peu plus loin, à hauteur du carrefour de Warmifontaine notamment. "Je suis au courant de la dangerosité de cette route, sans doute l’une des plus dangereuses de la commune. Je l’emprunte fréquemment, notamment pour aller chez ma coiffeuse. J’ai à chaque fois la boule au ventre lorsque je dois faire une manœuvre pour m’engager sur cette voie. Les gens roulent trop vite, parfois à plus de 100 à l’heure. Ce n’est donc pas la première fois que de telles remarques me parviennent", confie ainsi Michèle Mons delle Roche.

La bourgmestre ne compte pas mettre ce dossier au placard. Au contraire, elle propose ainsi aux citoyens d’agir… en tant que citoyens responsables. "Qu’ils fassent une pétition, elle sera soutenue par la commune avant d’être envoyée à la Région wallonne." D’autres routes communales sont tout aussi à risque. Elles seront prises en compte dans la future élaboration du plan de Mobilité communal. "En 2021, ce plan sera revu. Il faudra quand même plusieurs années pour le mettre en place. L’ancienne majorité n’a pas jugé bon de le relancer à la fin de son mandat. Sans doute n’était-ce pas assez ‘bling-bling’ pour elle", conclut la bourgmestre.