Luxembourg Les élus des communes concernées se sont récemment rencontrés

Cela fait plusieurs années que la situation le long de la Route de Longwy (frontière Athus-Rodange) est compliquée. Aujourd’hui, c’est même la catastrophe.

La raison ? Le trafic dense de poids lourds qui est permanent irrite de plus en plus les riverains et les automobilistes - en transit ou qui habitent la zone-. Une pétition a même circulé ces derniers mois, initiée par les riverains luxembourgeois, visiblement à bout de ce trafic incessant. La population souhaite interdire l’accès aux pompes, mais cela semble impossible et contraire à la libre circulation des biens et personnes. Il faut dire que les camions sont légion aux heures de pointe et que la tension peut vite monter d’un cran en cas de trop longue attente. Les dépassements et manœuvres d’évitement amènent parfois quelques accrochages, comme ce fut le cas la semaine dernière.

"On est un peu dans l’impasse mais nous voulons agir. De notre côté, notre police verbalise. Mais si la police belge ne fait rien, les camions arriveront toujours sur cette route et le problème sera le même", commente-t-on du côté des riverains luxembourgeois qui pointent donc du doigt les voisins belges, coupables, selon eux de ne pas assez en faire. Ils ne connaissent sans doute pas aussi bien que cela la situation belge…

Ces propos irritent d’ailleurs fortement le bourgmestre d’Aubange Jean-Paul Dondelinger qui souhaite réagir. "C’est un peu fort de café (sic). Je leur rappelle que les camions et les stations se trouvent… sur le territoire luxembourgeois. Seulement 200 mètres se trouvent sur le sol belge (NDLR : entre le rond-point et la frontière vers Rodange). La police belge a d’ailleurs organisé une journée de contrôle où elle a verbalisé les camions qui passaient par là. La route est en effet interdite aux poids-lourds (sauf transit). On ne peut pas demander à notre police d’être tous les jours sur place et vérifier. C’est impossible", confie Jean-Paul Dondelinger qui prône aussi le dialogue avec les autorités luxembourgeoises et françaises, toutes aussi concernées.

La solution envisagée à terme ? Un projet est dans les cartons et pourrait voir le jour : l’idée est de créer une route alternative pour éviter de passer par cette zone. Les communes devront se revoir pour avancer sur ce dossier.

L’information est à prendre avec précaution et elle risque de faire du bruit si elle s’avère exacte. Elle nous a été divulguée par quelques personnes connaissant bien le milieu du transport et que l’on retrouve (notamment) chaque semaine dans les stations situées à Rodange. “Si nos camions se prennent une amende ici ? Ce n’est pas grave, les compagnies pétrolières nous rembourseront. On reviendra quand même”, nous ont confirmé ces personnes.

Le bourgmestre d’Aubange a aussi eu vent de ce type d’action qui pose question. “J’ai aussi entendu ce genre de rumeur. C’est à confirmer. Ce serait quand même dingue. Et si c’est vraiment le cas, comment voulez-vous que l’on améliore la situation du trafic dans notre région ? Si les transporteurs n’ont plus peur de recevoir des amendes… ils viendront encore par ici.”

Jean-Paul Dondelinger rappelle encore qu’il y a une dizaine d’années, il avait aussi proposé une solution aux autorités luxembourgeoises. “L’idée était de fluidifier le trafic en créant une trémie à Bascharage et à Pétange, en augmentant le nombre de bande de circulation. A l’époque, ce projet avait été rejeté par les autorités luxembourgeoises.”, conclut-il.

L.T.