C’est la stupéfaction pour ces cyclistes qui empruntent régulièrement la N40 qui relie notamment Habay à Heinsch. Cette route est dangereuse et ne dispose pas de piste cyclable. Des travaux viennent pourtant d’y être réalisés. Mais point d’amélioration en ce sens… "Pourquoi ne pas en avoir profité pour créer une piste spécialement pour les vélos ?" s’interroge aujourd’hui le GRAC Arlon, un mouvement collectif dédié au vélo.

La Sofico réagit. "Ce chantier était destiné à remplacer les revêtements de la chaussée (N40) qui étaient particulièrement dégradés. Nous en avons profité pour sécuriser ce tronçon en effectuant une réduction du nombre de bandes de circulation, passant de 3 à 2 (tout en améliorant le tourne-à-gauche au carrefour vers Hachy et Nobressart.) Le budget alloué à ces travaux d’entretien, pour raisons de sécurité, ne permettait que de réhabiliter le revêtement et ses marquages. Dans ce cadre, la possibilité de tracer une piste cyclable adjacente a, certes, été évoquée en interne, conformément à l’esprit des directives en la matière. Mais cette hypothèse n’a pas été retenue car cela n’avait pas de sens de créer des pistes cyclables adjacentes en marquage : elles se seraient avérées dangereuses au vu des vitesses malheureusement excessives pratiquées sur le tronçon. Et elles n’auraient pas été connectées à d’autres aménagements cyclables. Réaliser un tel aménagement dans de telles conditions nous aurait certainement valu une pluie de critiques", confie Héloïse Winandy, porte-parole de la Sofico.

En clair, si piste cyclable il doit y avoir, ce devrait être une piste cyclable séparée (bidirectionnelles ou non). "Créer une piste cyclable entre Arlon et Habay, sécurisée et donc séparée du trafic routier, nécessitera une étude complète. Il faudra aussi tenir compte notamment des nombreux alignements d’arbres existants sur plus de 2 kms, des carrefours et des virages. Ce projet nécessitera aussi un engagement budgétaire conséquent qui ne peut donc être envisagé sur un crédit d’entretien comme ce fut le cas ici", conclut-elle.

Les équipes de la Sofico insistent sur le fait que les travaux exécutés à ce jour ne mettent en rien en péril la future construction d’une piste cyclable, que l’espace récupéré n’est pas perdu car il reste bien évidemment dans le domaine public.

L.T.