Mardi, la Belgique a introduit une demande auprès de la Commission européenne et de l’Organisation mondiale de la Santé animale (OIE) pour récupérer son statut " indemne"par rapport à la peste porcine africaine. La décision de l’Europe est attendue dans les prochaines semaines.

La ministre en charge de la peste porcine africaine, Céline Tellier, a d’ores et déjà précisé les différentes mesures qui seront maintenues en cas de réponse positive des autorités européennes. Cette stratégie concertée avec le ministre de la Chasse, Willy Borsus et l’ensemble du comité stratégique Peste porcine africaine prévoit, dès le recouvrement du statut indemne, un retour à la normale en ce qui concerne la circulation en forêt dès la suppression du zonage européen ainsi que la suppression de la plupart des restrictions et contraintes.

Il est prévu, par ailleurs, jusqu’au 31 mars 2021, la surveillance et l’entretien des clôtures installées en zone infectée, de poursuivre la prospection pour rechercher des cadavres de sangliers et la destruction des sangliers conformément à l’arrêté du gouvernement de Wallonie pris le 16 juillet 2020. Les sangliers trouvés morts ou abattus par les chasseurs continueront à être testés pour la PPA afin de repérer tout cas positif.

Dès le 1er avril 2021, le découpage en zones infectée (ZI), d’observation renforcée (ZOR) et zone de vigilance (ZV) sera simplifié : la zone infectée devient zone de surveillance et les deux autres zones fusionnent pour devenir la zone d’observation. Sur l’ensemble des zones, soit 1106 km2, maintien des clôtures jusque 31 mars 2022 où leur démontage sera examiné, maintien de l’effort de prospection et de recherche de cadavres de sangliers jusque 31 août 2021, plan de tir sanglier adapté, emballage des sangliers trouvés morts jusque 31 mars 2022, tests ADN sur les sangliers tirés pour détecter d’éventuelles intrusions de sangliers et, enfin, commercialisation de la venaison à nouveau possible pour les sangliers chassés dans cette zone.

" Le maintien de ces mesures après le recouvrement du statut indemne est nécessaire car la possibilité que la peste porcine africaine ressurgisse existe toujours, même si la probabilité est faible", souligne la ministre Céline Tellier.  "La gestion de cette crise a été saluée par les autorités européennes. Elle a nécessité d’importants moyens humains et financiers, soit 17 millions d’euros à ce jour. Je tiens à saluer chaleureusement le travail de tous les agents et partenaires dont l’engagement a été sans faille. Nous voyons le bout du tunnel mais la zone reste en convalescence et nous devons rester vigilants pour éviter toute nouvelle apparition de la maladie."

De son côté, le ministre Willy Borsus, appelle à poursuivre les efforts de destruction par les chasseurs afin d’éliminer les derniers sangliers aussi bien en zone infectée que dans les zones périphériques. Il proposera d’ailleurs d’ici la fin de l’année au Gouvernement un plan de réduction des populations de sangliers.