Pour Philippe Baudoin, 1er Commissaire (Chef Centre Intervention 2) à Libramont, l’utilisation des caméras est un outil très apprécié et devenu indispensable pour les forces de l’ordre. Les premières d’entre elles ont été installées en 2016 et elles ont déjà permis de résoudre plus d’une centaine d’affaires. "Et le retour que nous avons des citoyens est plutôt positif", dit-il. C’est dans une salle appropriée que les agents peuvent contrôler, à tout moment, ce qu’il se passe dans la commune. Un grand écran suspendu au mur, deux autres sur le bureau… des aménagements vont devoir se faire dans peu de temps, car du matériel neuf arrive. On parle notamment d’un second écran. "Depuis 2016, on dispose de 8 caméras, dites fixes. 9 autres caméras seront installées courant du mois de mars. Dans ces 9 caméras, 3 sont mobiles. C’est-à-dire qu’elles peuvent tourner sur 360 degrés. Ce qui nous fera donc un total de 17 caméras gérées par la police.",

L’investissement est estimé à 98 .407€, avec une aide de la Région wallonne. Sans encore révéler tous les emplacements exacts, on peut vous dire que les artères principales de la ville seront encore mieux surveillées. Conformément à la législation, des panneaux/pictogrammes spéciaux seront installés pour prévenir les distraits. Pourquoi encore des caméras ? Parmi les explications, retenons que les incivilités ont augmenté dans la commune ces derniers mois. Ou encore, les faits de vols. Dans la continuité du Plan de Propreté Local, la police renforcera les surveillances aux abords des endroits sensibles, comme les bulles à verre par exemple. En plus des autres problèmes habituels… "N’oublions pas non plus les 4 000 étudiants, en temps normal, qui fréquentent le quartier de la gare et du campus", conclut le commissaire. Et ce n’est pas encore fini ! En effet, 10 autres caméras s’ajouteront à cette liste. Mais ici, ces 10 caméras seront plutôt gérées par la commune de Libramont, via un agent constatateur. Elles serviront essentiellement à traquer les incivilités.

Laurent Trotta