Les professionnels du secteur Horeca vont sans doute passer à l’action ! Le 1er février, certains patrons sont bien décidés à ouvrir leur établissement. Les raisons sont connues : ils en ont marre d’être mis de côté depuis des mois et ne peuvent plus, maintenant ou à court terme, parvenir à payer le personnel et les factures. 

« Nous ne comprenons plus les mesures du gouvernement. Cette situation ne peut plus durer. Je ne suis pas le seul dans le cas et je crois qu’il est temps, non pas de se révolter, mais bien d’ouvrir les portes de nos restaurants, de nos boutiques, etc. Evidemment, en respectant les règles sanitaires. Nous n’avons plus le choix », explique Alain Audin, le patron de la Ferme des Sanglochons à Verlaine qui lance un appel à la solidarité. C’est ainsi qu’il a pris contact avec d’autres confrères qui sont dans le même cas. En quelques heures à peine, le groupe s’est étoffé. 

« J’en ai un peu marre des dirigeants, de la Fédération et autres organismes qui acceptent notre argent/cotisations et qui ne font que parler depuis des mois. Pour nous, ils ne font rien. Aujourd’hui, j’appelle donc tous ceux qui ont trop souffert de cette crise. Rejoignez- nous ! Peu importe votre taille et votre secteur d’activité. Il faut que nous soyons solidaires. L’union fait la force. Tous ensemble, nous devons réagir », dit-il. Alain Audin ajoute que ses clients et une grande partie de la population locale le soutiennent. Reste à voir maintenant combien ils seront à ses côtés le 1er février…