Avec la réforme de l’institution provinciale en cours, la province du Luxembourg s’apprête à tirer un trait sur toute une série de services. Des changements détaillés récemment à l’occasion de la présentation de la note de politique générale 2021. Parmi les services concernés, le service provincial de l’économie, l’observatoire de la santé, le Sami-Lux, le service mobilité ou encore les secteurs du cinéma, des arts plastiques et des musiques non amplifiées. 

 « Il est établi que pour rencontrer les obligations fixées par le Gouvernement wallon, nous ne pourrons plus diversifier nos services comme cela est le cas actuellement » souligne Stephan De Mul, président du collège provincial. « Pour fixer nos choix, nous avons sollicité la création d’une « task force », un groupe composé de membre de chaque groupe politique représenté au conseil provincial. » Les autorités provinciales affichent la volonté d’éviter tout licenciement. « Nous allons promouvoir les mobilités du personnel de certains services vers d’autres. Les compétences, attentes et besoins des agents seront entendus et nous ferons évidemment attention, dans la mesure du possible, au lieu de résidence des agents. » 

Il est également question d’espaces de co-working, ou encore de dispositifs complémentaires comme la réduction de carrière ou le départ anticipé. Les services impactés par la réforme évolueront progressivement d’ici 2024. Les missions du service provincial de l’économie seront ainsi dispatchées vers d’autres opérateurs compétents, idem pour les métiers de l’observatoire de la santé. Le Sami-Lux devrait être repris par la Région sous une forme à définir. Le service mobilité disparaîtra quant à lui dès 2021.