Pierre Pirard opposé au président du CPAS qui se présente pour la première fois

Deux bourgmestres et trois présidents du CPAS : la législature a été pour le moins mouvementée dans la commune de Sainte-Ode. Le bourgmestre actuel, Jacques Pierre (Ensemble), n’est plus candidat pour des raisons personnelles. Le 14 octobre, les électeurs auront le choix entre deux listes. En effet, Commune Passion, emmenée par le libéral Pierre Pirard, issue de la minorité sortante, ne sera pas la seule à briguer les suffrages.

En face, Cap 2030 avec, comme particularité, que la plupart des candidats, y compris la tête de liste Johnny Macoir, président du CPAS sortant, ne se sont jamais présentés aux élections. "J’ai accédé à la présidence du CPAS en 2016 sans avoir été candidat aux élections communales, comme le code de la démocratie locale le permet", confirme ce chef d’entreprise de 56 ans. "Je suis satisfait des actions menées pendant deux ans et je veux continuer à m’investir pour ma commune. Au scrutin de 2012, la répartition des voix était de 55 %, pour Ensemble, et de 45 %, pour Commune Passion. Le combat n’est pas gagné d’avance mais l’électeur ne change pas facilement d’avis surtout en Ardenne."

Joël Tanghe (Ensemble), 51 ans, conseiller de l’aide à la jeunesse à Neufchâteau, pousse Cap 2030. Échevin de 1994 à 2000, bourgmestre de 2006 à 2012, il avait rempilé en 2013 avant de démissionner de ses fonctions mayorales l’année suivante. Il préside toujours le conseil communal. "Nous avons constitué une liste car nous voulions qu’il y ait un vrai débat démocratique", précise-t-il. "Je n’ai pas d’ambition mayorale mais si je suis élu bourgmestre, je m’organiserai pour pouvoir siéger pendant six ans."

De son côté, Pierre Pirard, directeur de cabinet adjoint du ministre président Willy Borsus, candidat bourgmestre, a été échevin sous le mayorat de Joël Tanghe, de 2006 à 2012. Il entend retrouver l’exécutif. "Notre objectif est clair : décrocher au moins six sièges et siéger dans la majorité", conclut-il.