L'usine avait été fermée par l'Afsca le 8 avril alors que plusieurs cas de salmonellose étaient déclarés à travers le monde après consommation de friandises chocolatées du groupe. Des réunions ont toutefois lieu au moins une fois par semaine entre les responsables de Ferrero Ardennes et les experts de l'Afsca afin d'élaborer un plan de reprise des activités répondant aux conditions fixées par l'Agence fédérale, précise la porte-parole de l'Afsca, Aline Van den Broeck.

"Une fois que Ferrero aura introduit une demande d'autorisation, l'Afsca disposera d'un délai légal de trente jours pour se prononcer", développe la porte-parole. "Notre objectif n'est pas de faire durer les choses inutilement mais, d'un autre côté, nous serons intraitables quant au respect des conditions."

Ferrero a de son côté fait savoir mardi que l'entreprise travaillait "à un plan concret et accéléré pour résoudre le problème de la contamination par la salmonelle à Arlon."

Du côté des syndicats du site, plusieurs interrogations subsistent quant à l'emploi du personnel au-delà du 8 mai (date limite fixée par l'entreprise pour le paiement des salaires). "Nous attendons une réunion lundi pour savoir combien de travailleurs vont pouvoir être intégrés dans le processus de démontage et de nettoyage des chaînes de production", explique Sylviane Arnould de la CSC Alimentation.

L'ensemble des opérations pourraient prendre, selon cette dernière, six à huit semaines. "La période des vacances d'été correspond à notre plus grosse saison, en vue des fêtes de fin d'année, on peut supposer que c'est le timing visé par la direction", précise-t-elle.

Selon le site internet de Ferrero, l'usine d'Arlon, ouverte en 1989, emploie 725 personnes, "un chiffre qui peut monter jusqu'à 1.100 en période de pointe saisonnière".