Luxembourg Elle a mordu son beau-père et risque un an de prison ferme.

La vie de Sandra Henry (34 ans) a basculé en 2011. Ce jour-là, la police débarque dans le bar à champagne L’Etoile située le long de la route qui mène au Luxembourg (Steinfort) pour y embarquer Sandra et son associé, les deux exploitants. "On nous a notamment poursuivis pour blanchiment, prostitution et abus de biens sociaux. Plus tard, la justice a saisi mon appartement à Arlon. Plus tard, mon associé s’est enfui en Espagne pour éviter de payer les dettes restantes", dit-elle aujourd’hui. Le verdict définitif tombera en 2017. La justice ne l’a pas épargnée. "Je dois rembourser environ 150 000 euros : frais de justice et frais d’avocats inclus. Sans compter que ma maison a récemment été vendue. Elle valait environ 300 000 euros. C’est une somme importante. C’est dur mais je me suis relevée et me bats chaque jour. Je le fais aussi pour mon fils."

Après ses déboires suite à l’exercice de son ancienne activité, Sandra s’était en effet recyclée dans la vente. Dans une activité plus légale. Elle travaillait pour une grande enseigne spécialisée dans la mode. Mais elle est aujourd’hui en arrêt maladie depuis quelques mois. La goutte qui a fait déborder le vase fut sans doute ce jour où elle a perdu son sang-froid et… a mordu son beau-père. "Pour défendre mon fils." L’objet de cet incident était donc la garde de son enfant de 5 ans. Elle se retrouve cette semaine le tribunal pour cette affaire. Elle risque très gros. Sandra a peur du verdict. "J’ai eu un sursis probatoire pour mon ancienne condamnation. Je ne pouvais donc pas me retrouver ici. Je n’ai rien fait d’autre que de me battre pour conserver la garde de mon enfant. Je ne sais même pas ce que mon beau-père demande. Mais je sais par contre que je risque un an de prison ferme", ajoute-t-elle.

Son avocat demande l’acquittement. "Je reste en vie pour mon enfant. Je me bats pour lui. J’ai déjà fait cinq tentatives de suicide. Je ne supporterai pas une condamnation qui me priverait de mon amour. Je veux l’avoir et le revoir", conclut-elle.

Défendue et portée au tribunal par Maitre Dimitri Soblet, cette affaire devrait connaître son verdict au début de la rentrée.