Fin de la semaine dernière, Benoît Piedboeuf annonçait que le conseil communal à Tintigny allait se dérouler ce lundi soir dans l’église du village. Une innovation qui mettait en avant le patrimoine local et qui partait d’une bonne intention. "Pas n’importe où, mais dans la partie qui est actuellement en chantier, en réparation dans cette église", expliquait le bourgmestre. 

L’idée originale n’a visiblement pas plu aux plus hauts responsables de l’Eglise qui ont réagi ce week-end. La raison invoquée a de quoi surprendre. "C’est un bâtiment du culte. C’est donc inacceptable de s’y rendre pour ce motif. Il faut respecter la séparation de l’Etat et de l’Eglise", dit ainsi le porte-parole de l’Eglise, le Chanoine Jean-Marie Huet. Un avis qui passe très mal aujourd’hui au sein de la population et de la commune. D’autant que l’Eglise est financée par les deniers du citoyen…

Benoît Piedboeuf a finalement décidé de faire marche arrière, non sans être fâché. Il a d’ailleurs envoyé un communiqué officiel pour faire part de son sentiment. "J’ai décidé de renoncer à organiser ce court conseil et la visite de l'édifice qui était prévue ce lundi. Inspirés par votre rigorisme, nous ne manquerons pas, à l'avenir, d'oublier l'esprit pour en revenir aux mots. Nous allons remplacer ce moment teinté d'esprit pratique, de sens du devoir patrimonial et d'intelligence consensuelle, par une réunion virtuelle, qui sera ainsi la première à Tintigny", peut-on y lire en substance.