Luxembourg

Le détenu sera sans doute libéré le 13 novembre à Arlon pour pouvoir aller au tribunal de Namur…le 15 novembre.

Deux détenus sont venus s’expliquer ce mercredi matin au tribunal correctionnel d’Arlon. On reproche d’abord au premier le fait d’avoir vendu des stupéfiants, dans différents endroits entre Namur et Messancy. On parle ici d’amphétamines (speed). Pierre (36 ans), actif dans le milieu artistique namurois, justifie les ventes pour assouvir sa consommation personnelle et minimise un éventuel trafic. 

« Je suis anxieux et dépressif. Je suis souvent obligé de travailler la nuit. J’avoue en avoir consommé pour pouvoir tenir le coup et parfois, j’aidais des amis à tenir, également, le coup. Je leur fournissais des pacsons (speed) », dit-il. Incarcéré depuis environ 5 mois à la prison d’Arlon, Pierre confie ensuite que la vie est difficile derrière les barreaux. « J’ai deux enfants que je ne vois plus. J’ai bien compris et je suis clean depuis mon arrestation. » Ce discours a peut-être incité le substitut du Procureur Seret a proposé une peine « plus juste », comme elle l’a souligné. « Les préventions sont établies en matière d’intention. Une amende est obligatoire. Le minimum légal s’élève à 1 000 euros (x8). En matière de détention, un an de prison me parait intéressant. Par contre, je constate que Monsieur Pierre a des soucis de santé et qu’il est sensible à la consommation de stupéfiants. Si un encadrement est mis en place, on peut envisager d’assortir cette peine à un sursis probatoire. Avec des conditions strictes (différents suivis). »

 Il faut savoir que Pierre est aussi poursuivi en ce moment pour un trafic similaire dans la région namuroise. Il doit d’ailleurs se présenter devant le juge namurois le 15 novembre. « Le parquet n’est pas opposé au sursis, étant déjà passé par la case prison. Il pourra sans doute être libéré le 13 novembre pour pouvoir s’y rendre le 15 », explique son avocat, Me Dimitri De Coster. Le second détenu se nomme Pascal (26 ans). 

Dans ce trafic présumé, cet habitant de Messancy affirme avoir stocké chez lui quelques sachets d’amphétamines. « C’était pour l’aider à arrêter ! Je savais qu’il était accroc. Mais je n’ai jamais participé à un quelconque trafic », dit-au juge Nazé. « Vous êtes quand même co-auteur, dans ce trafic. Dans le passé, vous avez déjà été condamné pour d’autres faits à une peine de travail de 70 heures. Ici, je requière 8 mois de prison mais je ne suis pas opposé à une nouvelle peine de travail de 100 heures. Plus 1 000 euros (x8) d’amende. Et pour celle-ci, je ne suis pas opposée à un sursis. » Son avocat demande l’acquittement. Le jugement est attendu mi-décembre.