Des vols en série durant le carnaval de Florenville.

Détenu depuis plusieurs mois à la prison d’Arlon, Marco (prénom d’emprunt) est âgé de 45 ans. Italien d’origine, l’homme a un parcours de vie assez douloureux. "J’ai perdu mes parents quand j’étais jeune. J’ai passé ma vie dans les tribunaux ou en prison. J’ai même vécu dans la rue, durant 18 ans", admet-il.

Ce qu’on lui reproche ? Plusieurs vols commis l’an dernier. Notamment durant le carnaval de Florenville. Il y a d’abord ce véhicule de type Renault Clio, appartenant à une dame, qui était pourtant garé, mais avec les fenêtres ouvertes. "J’ai vu les clés qui étaient encore sur le contact. J’ai grimpé et je suis allé faire un tour. Malheureusement, j’ai fini ma course dans le fossé", explique-t-il. Marco a une circonstance atténuante, selon lui. "Vous savez, j’avais… bien bu. Le carnaval de Florenville, ce sont quatre jours de festivité et je dois reconnaître que j’ai bien fait la fête. J’ai ensuite été contrôlé, si je me souviens bien, avec plus de 0,70Hr/Ml alcool dans le sang."

Ce qui peut prêter à sourire ne l’est plus quand la juge Brilot énumère les autres infractions commises durant le carnaval et les semaines précédant celui-ci. On retiendra notamment un autre vol d’un véhicule de marque BMW "emprunté" au détriment du garage du même nom à Libramont. "J’ai roulé quelques kilomètres, mais la voiture s’est arrêtée. J’ai donc dû rentrer chez moi à pied", dit-il. D’autres vols, allant des vêtements aux portefeuilles dérobés, de GPS, GSM, de cartes de crédit ou de passeports trouvés dans différents endroits, s’ajoutent aux préventions. "Je suis cleptomane", dit-il.

Au moment des faits, Marco était en liberté conditionnelle. Un bref congé pénitentiaire qui n’aura duré que quelques semaines. Etant une menace pour la société, il risque aujourd’hui 2 ans de prison ferme et une amende de 200 euros. Jugement le 10 février.

L.T.