Luxembourg

Le Salon des Mandataires qui s’est ouvert jeudi à Marche a été marqué par toute une série de manifestations. Parmi les manifestants, un groupe d’exploitants et propriétaires forestiers frappés de plein fouet par la crise de la peste porcine africaine. “Voilà cinq mois que la forêt est fermée en Gaume”, rappelle François De Meersman, secrétaire général de la Confédération Bois. “Nous avons voulu profiter du Conseil des Ministres organisé dans le cadre du salon pour sensibiliser les politiques aux préjudices subis par les entreprises, les ouvriers et les indépendants actifs dans le secteur.

Jean-Louis Bodart est l’un des exploitants forestiers les plus durement touchés par la crise. “Je me retrouve avec un important stock de bois bloqués et scolytés qui dépérissent suite à la sécheresse”, nous explique-t-il. “Cela représente plusieurs centaines de milliers d’euros de préjudice.

Plus tard dans

la matinée, le ministre wallon de la Forêt René Colin annonçait une enveloppe prévisionnelle de 4 millions d’euros destinée à indemniser le secteur. Mais les forestiers n’étaient pas le seul à faire entendre leur voix jeudi matin. Une marée de manifestants s’était agglutinée devant l’entrée principale. Parmi eux, des organisations syndicales venues défendre l’institution provinciale et dénoncer la politique des réseaux hospitaliers, mais aussi des militants du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté venus interpeller les dirigeants sur la question de la pauvreté. Avec trois revendications : un plan logement, des revenus supérieurs au seuil de pauvreté et une réelle gratuité scolaire. “Ces trois mesures relèvent de niveaux de pouvoir différents. Mais si chacun d’entre eux bouge, on pourra agir significativement sur la pauvreté”, explique Christine Mahy, secrétaire générale du Réseau. “Nous sommes ici pour sensibiliser le public, mais aussi dire aux élus que nous allons surveiller leurs programmes.”

Plus inhabituel, une soixantaine de journalistes des différentes éditions de L’Avenir ont manifesté contre la perspective des licenciements secs dans le cadre de la restructuration. Grève à la clé. Le journal pourrait ne pas paraître vendredi.