Inauguré l’été dernier, le Funny Mountain, l’espace d’escalade ludique situé à Sterpenich, a décidé de n’accueillir que vingt personnes à la fois au lieu de trente. Le virus du Covid-19 s’étant invité, il a bien fallu modifier les habitudes et le nombre de tables dans la cafétéria et le hall d’escalade. "Nous avons dû fermer nos portes le 13 mars. Ce n’est que le 2 juillet qu’on a enfin pu reprendre notre activité. On ne va pas mentir en disant que, comme d’autres établissements dans le pays, cet arrêt forcé a eu un impact important sur notre trésorerie. Difficile de chiffrer le manque à gagner à l’heure actuelle, mais le taux de fréquentation a fortement diminué. On parle ici d’une baisse de 50 %", commente ainsi Stéphane Delatour.

Heureusement, le début d’année avait été positif avec quelques rentrées, mais cela reste une maigre consolation pour le responsable du centre. À quelques encablures de la France et du Grand-Duché du Luxembourg, la clientèle se fait en effet plus rare qu’avant. "L’an passé, on avait pu compter sur l’effet de nouveauté. Nous avions accueilli plein de visiteurs. Mais le Covid en a dégoûté plus d’un. Certains clients m’ont clairement dit que le virus leur faisait peur et qu’ils préféraient reporter leur visite. Ce sentiment anxiogène qui a gagné la société n’est pas une bonne chose pour les affaires. Tout ce qu’on voit dans les médias, avec ces chiffres alarmants qu’on nous balance chaque jour, ne nous aide pas."

Bien évidemment, les mesures habituelles "anti-Covid" ont été mises en place au sein de la structure. On retiendra notamment que le port du masque est devenu obligatoire pour tout le monde, même lorsque l’on pratique l’escalade. La suite ? "C’est une situation assez compliquée, dans la mesure où personne ne sait dire comment l’épidémie évoluera dans les prochaines semaines. Ni quelles mesures seront prises par nos différents gouvernements. Quant au personnel, personne n’a été licencié, mais nous avons dû mettre quelques personnes en chômage économique à certains moments. Mais cela restait quand même assez rare, fort heureusement. Croisons les doigts pour que la situation redevienne normale", conclut-il.

Laurent Trotta