Les pompiers sont à nouveau très sollicités mais ne lancent pas d’appel aux dons

Depuis le début de l’année, les pompiers de la zone de secours Luxembourg sont mis à rude épreuve. Après trois tempêtes successives, des inondations dans le Sud, ils doivent, à présent, faire face à une augmentation du nombre de transports en ambulance liée à l’épidémie de coronavirus.

"Une cellule de crise virtuelle a été mise en place au niveau provincial", souligne Stéphane Thiry, commandant de la zone de secours. "Une visioconférence est organisée une fois par jour. On dialogue par écran interposé. Actuellement, l’activité est un peu soutenue mais la situation est gérable."

En plus du transport des patients, les pompiers s’occupent de la livraison des masques de protection. Un deuxième arrivage a été reçu,. Les colis ont été livrés mercredi aux associations qui se chargent de la distribution.

Celles-ci ont, en effet, marqué leur accord pour remettre les masques à leurs membres ainsi qu’aux infirmières et aides-soignantes indépendantes qui ne sont membres d’aucune association. Ainsi, tous les travailleurs et travailleuses de soins de santé à domicile peuvent, à présent, se protéger.

Cette Enième situation de crise à gérer par les pompiers de zone de secours a ému des citoyens. Plusieurs appels aux dons ont été lancés sur les réseaux sociaux afin de les soutenir financièrement. Stéphane Thiry a dû intervenir." Nous avons été avertis de la mise en ligne de trois cagnottes solidaires pour les pompiers. Ces personnes ont récupéré les logos de la zone pour récolter de l’argent. Nous redoutions une escroquerie mais renseignements pris, Il s’agissait d’honnêtes citoyens. Ils ont cru bien faire. Nous leur avons demandé de s’inscrire dans un circuit structuré et de ne pas prendre d’initiative personnelle."

Le commandant de la zone de secours conclut en disant que si les pompiers ont effectivement besoin d’un soutien moral afin de traverser cette période difficile, ils ne lancent pas d’appel aux dons et ne font aucune démarche dans ce sens sur les réseaux sociaux.

Nadia Lallemant